En quittant Port Fairy pour les Grampians nous changeons de paysage. Fini l’océan, à nous deux les montagnes. Le parc national des Grampians est une région de moyenne montagne (1100 m) au relief tourmenté. On y accède par la traversée de grandes plaines avec parfois des troupeaux de moutons et de vaches. Visiblement une récolte de foin se termine.
La route est rectiligne et la circulation limitée. On peut parcourir une dizaine de kilomètres sans rencontrer de véhicules. De temps en temps une maison ou une ferme en retrait de la route.
Il faut dire que les accotements sont larges de plusieurs mètres de chaque côté, bordés souvent au fond d’une ligne d’arbres, ce qui donne à ces routes une impression de grande largeur.
Finalement on commence à apercevoir à l’horizon le relief tourmenté des montagnes, dont la ligne de crête ressemble à des dents de scie.
Les Grampians c’est le paradis des marcheurs. Tout est balisé et organisé à cet effet, de la meilleure manière. Nous profitons d’une aire de pique-nique super aménagée sous le grand soleil avant de nous lancer dans la nature. Tout d’abord il s’agit d’une cascade. Et comme souvent on y accède par une délicieuse marche à pieds, facile et pas longue du tout.
Quelques centaines de mètres histoire de se dérouiller après la voiture. On traverse une végétation variée avec beaucoup de « grass-tree » ou queue de kangourou, cette étrange touffe d’herbe où les fleurs apparaissent sur une longue tiges.
La deuxième spécialités des Grampians avec les cascades ce sont les points de vue (« Lookout »).
Il y en a partout et ils offres toujours des panoramas splendides et des vues à couper le souffle.
Sujet au vertige s’abstenir. Sur les belvédères en question le vent est plutôt violent. Tenir les chapeaux!
Dans ce paysage de bout du monde notre étape ne pouvait se terminer que dans un cottage perdu au milieu de nulle part. C’est exactement ce qui nous attendait. Un coin merveilleux avec des hôtes de notre âge, Jerry et Carolyn, avec qui nous avons sympathisé. Comme un buffet froid nous attendait avec une bouteille de vin du coin nous attendait la soirée a été super.

















Cette côte est appelée la côte des naufrages à cause du grand nombre de bateaux qui ont coulé dans ces parages à la fin du 19° siècle. A voir les lieux on comprend bien que l’enfer des marins était là. Il faut voir les vagues déferler et se fracasser sur les rochers. Somptueux et incroyable.
On parcourt ainsi la plateau sur la falaise à pieds sur des chemins très bien balisés. Parfois des escaliers permettent de descendre au niveau des flots pour voir le spectacle au plus près.
Ils ont été secourus par hélicoptère. Le site emblématique des 12 Apôtres comportait il y a encore un siècle 12 rochers avancés en mer. Depuis plusieurs se sont effondrés, il n’en reste que 9.
et les kangourous ne lèvent pas la tête pour s’arrêter de manger et nous regarder.
C’est sous un ciel couvert que nous franchissons le Memorial Arch qui marque le début officiel de la route et rappelle les efforts des soldats qui ont effectués les travaux à la mémoire de tous les combattants australiens décédés pendant la Première Guerre Mondiale.
Du Teddy’s Lookout nous sommes dans l’axe de la crête de vague. Il faut voir la hauteur de la vague et sa vitesse de déferlement : impressionnant. Nous plongeons dans une route de forêt à la recherche des koalas.
Pas de koalas ce matin mais une superbe promenade dans la forêt et surtout, au retour, nous sommes assaillis par les perroquets qui sont des volatiles plutôt sympathiques, enfin ceux-là!

Des parkings sont aménagés aux plus spectaculaires d’entre eux. Tout est très bien organisé pour profiter au maximum du paysage. L’autre bonne surprise pour nous c’est qu’il y a très peu de circulation. La conduite est donc facile.
Un superbe parcours aménagés confortablement avec des chemins de bois qui nous permettent de découvrir le monde de la végétation qui vit là où la lumière arrive peu. Il s’agit principalement des fougères et des mousses et beaucoup de plantes inconnues.
En partie, car les hauts gardent leur cimes encore 50 mètres au-dessus… En haut c’est la lumière, en bas l’obscurité. Selon les indications du parc, chaque année les arbres laissent tomber au sol 50 tonnes de déchets végétaux par hectare (soit 5kg/m²). On comprend qu’au sol la végétation prospère. Il est aussi impressionnant de voir comment les arbres poussent tout droit, pressés qu’ils sont d’atteindre la lumière.
C’est le site mythique de la Great Ocean Road qui se révèle à nous avec les couleurs du couchant. Comme notre organisateur a eu la bonne idée de nous faire passer la nuit dans un motel à 3 km, demain matin nous pourrons y démarrer la journée avec les couleurs du levant.
Sur une largeur d’une centaine de mètres, la berge a été transformé en « rain forest » et en jardin avec en particulier une « canopée » de bougainvilliers sur plusieurs centaines de mètres.
Le résultat est surprenant, inattendu, agréable, presque du domaine du rêve. L’ombre de cette végétation abondante est la bienvenue. Mais l’attrait du site est bien au-delà. Les habitants de Brisbane disposent ainsi de plusieurs aires de jeux pour enfants, très vastes. Plusieurs piscines gratuites sont ouvertes à tous, avec maîtres-nageurs et des pataugeoires pour les tout petits.
Des
jardins thématiques avec des bassins et des plantes aquatiques compètent le tableau.
Ce lieu est vraiment enchanteur. La nature sur fond de buildings, de l’autre côté de la rivière Brisbane, spectacle étonnant dans une ambiance très zen.
Mais aussi des jardins de fleurs, des bambouseraies, des pelouses fleuries à n’en plus finir. Des bancs partout pour se reposer et même une terrasse avec des transatlantiques en livre service…
Notre vision se complète du haut de la tour de l’horloge de l’hôtel de ville à 65 mètres au-dessus du sol. Et là on constate qu’à cette hauteur là la vue est encore bouchée par tout les buildings environnants. Vue de haut, la petite église de la place de l’hôtel de ville a des allures de maquettes…
Incroyable Brisbane !
Un koala dort 20 heures par jour, le reste c’est pour manger et quelques activités annexes comme s’accoupler.
Il faudra s’intéresser de plus près à son mode de vie. Par exemple, comment fait-il pour manger ? Bien sûr il peut manger les feuilles de l’arbre où il dort mais quand il a tout mangé il doit changer d’arbre. Et cela prend du temps de changer d’arbre, donc cela réduit le sommeil et augmente la fatigue. Et quand un bébé nait, que fait la maman koala? Est-ce qu’elle installe son bébé sur la branche du dessous, mais ce n’est pas facile pour le nourrir. Doit-elle, avant la naissance, s’installer à une enfourchure de trois branches ? Quand on y réfléchit bien , la vie de koala c’est quand même un peu compliqué…



Viennent ensuite les fleurs et ces arbres aux racines hors sol qui semblent porter le tronc comme sur des béquilles.
Au loin nous apercevons les buildings de Gold Coast qui est à la fois la côte DU paradis du surf et une ville de 900 000 habitants. Le grand Brisbane en compte 3,6 millions.
Impressionnant! Le site est intéressant de Natural Bridge mais la marche d’accès, une vingtaine de minutes, est surtout un prétexte à découvrir la forêt tropicale. Pour notre venue c’est le grand soleil. Mais parfois la visite se fait sous la pluie. Le guide nous raconte qu’un jour un touriste se plaignait de la pluie trop abondante. Ce n’est pas pour rien qu’on dit « rain forest » lui répondit-il.
A cause de la taille impressionnante des arbres – plusieurs dizaines de mètres, difficile à estimer, mais sans doute pas moins de 30 mètres – et de la densité la lumière parvient peu jusqu’au sol.
C’est d’ailleurs cela qui fait exister la canopée, la vie à la lumière au sommet des troncs. Les photos sont difficiles à faire. Il n’y a pas de recul. La capture de la lumière est délicate : le premier plan, forcément au niveau des troncs, contraste avec l’arrière-plan, proche de la cime des arbres éloignés, donc éclairé.
Comme en plus il faut avancer pour suivre la colonne il n’y a pas beaucoup de temps pour faire les réglages. Autre impression marquante : les odeurs, indéfinissables mais parfois très fortes et pas désagréables du tout. Enfin le bruit, celui des oiseaux
mais tous les autres bruits inconnus venant sans doute du côté des grenouilles et des criquets, au sens large. C’est un environnement largement envoûtant.
Mais, encore une fois, ce qui compte c’est le chemin d’approche à travers la « rain forest », la forêt tropicale humide. Le guide nous explique que les eucalyptus, qui sont innombrables, sont des arbres qui ont besoin d’humidité et poussent très vite et très haut avec branches de gros calibres, mais seulement dans la partie supérieure.
En cas de sécheresse l’arbre cherche à se protéger. Il perd ses feuilles pour constituer un paillis à ses pieds afin de capter au maximum l’humidité. Il n’hésite pas non plus à se mutiler des plus grosses branches pour limiter ses besoins en eau. C’est pour cela qu’il est interdit de faire du camping dans une forêt d’eucalyptus. Il y a déjà eu des morts. Comme le matin nous traversons des zones de pénombre d’où s’élancent d’immense troncs blancs d’eucalyptus. Les fougères immenses sont aussi partout présentes.
C’est vraiment une promenade dépaysante.
Le bruit est partout. Certes il y a d’importants travaux de voiries pour la construction du tramway mais, en dehors de cela la circulation assez dense, les bruits de la rue et des sonorisations commerciales créent un fond sonore pas forcément agréable.
l’hôtel de ville ou le Queen Victoria Building
devenu une galerie commerciale du plus bel effet.
Au plafond de celle-ci trône une superbe horloge d’un style particulier.
Au-dessus d’une colonne accrochée au plafond l’horloge classique est équipée de cadran marquant date, heures et minutes. La trotteuse est constituée d’un bateau qui tourne autour de l’axe verticale de l’ensemble sur fond de mer peinte sur le décor. Plutôt original!


Malgré cela la balade sur le quai est bien agréable, l’ambiance cool. On embarque sur le ferry pour le simple plaisir de voir tout cela depuis la mer mais aussi de passer sous le fameux Harbourd Bridge
et voir l’arrivée sur l’opéra de Sydney depuis la mer. Ces deux épisodes ne manquent pas de pittoresque. Le pont retient l’attention des ingénieurs qui sont à bord
et la vue sur l’opéra l’attention de tout le monde.
Le soleil est au-rendez vous de la photo, tout va bien.
Comme on est sorti de la zone des immeubles la vue porte au loin et c’est bien agréable. Bertrand nous accompagne pour faire le tour de l’opéra avant d’aller rejoindre Thao à la gare pour le retour à Woonona. Nous nous séparons pour quelques jours en le remerciant vivement de leur accueil. Il nous engage à revenir vers notre hôtel en traversant le Botanic Garden ce que nous faisons bien volontiers. 
La même impression se prolonge pour la suite de notre marche vers la cathédrale Saint Marie (que nous visiterons dans la fin de notre circuit) et Hyde Park où une mariée vient se faire photographier.
Le concept est intéressant mais finalement de nuit la vue porte peu en dehors des lumières des immeubles qui sont des fenêtres ou des éclairages publicitaires. Bien sûr il y a un côté guirlandes de Noël sympathique mais peut-être que la vision diurne moins féérique est plus agréable. Nous profitons du moment et des deux passages devant le Harbour Bridge qui était juste devant notre table (enfin, l’inverse) quand on est arrivé.
Quand nous rentrons à l’heure vers 22h30 les rues sont encore très animées.
qui nous accompagne nous emmènent à la découverte de la région et d’abord à un geyser marin du plus curieux effet.
La mer a creusé une sorte de couloir dans laquelle elle s’engouffre par vagues successives. Un peu avant l’extrémité de ce couloir une ouverture s’est créée dans le plafond de sorte que l’eau est expulsée en geyser par un effet de compression de l’air bloqué dans la chambre au fond du couloir.
C’est en quelque sorte un trampoline horizontal à eau. Certaines explosions projettent l’eau à plus de 10 mètres.
Le vent souffle un peu mais il paraît que ce n’est rien comparé au vent habituel. La promenade est très bien aménagée, les bancs sont nombreux pour faire une pause. On rencontre de nombreuses personnes installées pour le pique-nique. L’ambiance est très décontractée sauf du côté des mouettes toujours prêtes à la bagarre pour un reste de nourriture.
Tout cela dans un paysage verdoyant et des forêts d’eucalyptus. Bertrand a la bonne idée de me passer le volant ce qui me permet de me familiariser avec la conduite à gauche sur véhicule automatique pendant une cinquantaine de kilomètres. Expérience concluante;




Il nous entraîne dans un premier tour de découverte de Sydney après passage dans un centre commercial
pour acheter une carte SIM et des cartes de transport.
Il nous fait découvrir les plages de la baie de Sydney à Botany Bay d’abord pour une pause petit déjeuner puis à Bondi beach où nous marchons sur le sentier. Mais la pluie qui arrive nous contraint à abréger. On se rend ensuite à Watson Bay pour déjeuner d’un hamburger et comme la pluie ne cesse pas on prend le chemin de Woonona. La route est encombrée, la pluie redouble. La descente de la colline vers la mer se fait dans un brouillard à couper au couteau. Qui aurait imaginé cela pour notre arrivée en Australie ?
On se régale. Dans la journée nous avons eu quelques coups de fatigue mais dans l’ensemble on supporte bien. On ne se couche quand même pas trop tard.