Stradbroke Island

Aujourd’hui changement de décor, avec des paysages moins méconnus : une île, des plages de sables fins, des falaises rocheuses. Stradbroke Island est une île située à 40 km au nord de Brisbane qu’on atteint après une traversée de 45 minutes en ferry. C’est donc un lieu apprécié dans la région pour son calme, sa verdure, ses plages de sable blanc qui s’étendent à l’infini au pied de rochers impressionnants.

Sans oublier la faune et la flore. Notre premier arrêt au bord de la mer est pour voir les dauphins, mais aujourd’hui ils font relâche. Qu’à cela ne tienne nous surprenons nos premiers koalas dans leur activité préférée : dormir. Un koala dort 20 heures par jour, le reste c’est pour manger et quelques activités annexes comme s’accoupler. Il faudra s’intéresser de plus près à son mode de vie. Par exemple, comment fait-il pour manger ? Bien sûr il peut manger les feuilles de l’arbre où il dort mais quand il a tout mangé il doit changer d’arbre. Et cela prend du temps de changer d’arbre, donc cela réduit le sommeil et augmente la fatigue. Et quand un bébé nait, que fait la maman koala? Est-ce qu’elle installe son bébé sur la branche du dessous, mais ce n’est pas facile pour le nourrir. Doit-elle, avant la naissance, s’installer à une enfourchure de trois branches ? Quand on y réfléchit bien , la vie de koala c’est quand même un peu compliqué…

Un peu plus loin nous rencontrons des kangourous. Une superbe marche facile nous permet de découvrir les plages, les falaises, les rouleaux de la mer. Spectacle fascinant et beau.

Nous passons également un bon moment sur une plage au sable plus fin que fin et plus blanc que blanc. L’eau est extrêmement transparente. On entend les rouleaux gronder et l’un des baigneurs fait les frais de leur puissance, mis à terre, ou plutôt dans l’eau en un rien de temps. Plus de peur que de mal.

Sur le bord de la plage un groupe d’ibis, ces oiseaux au long bec fin et courbe, se laisse approcher.

La végétation est tout aussi surprenante, à commencer par la mangrove au départ du ferry. Viennent ensuite les fleurs et ces arbres aux racines hors sol qui semblent porter le tronc comme sur des béquilles.

Cette journée de détente aurait pu être parfaite si on n’était pas tombé sur un guide d’exception. Pendant toute la durée du voyage en bus, de 8 heures à 17 heures, il n’a pas arrêté de parler. Un vrai moulin à paroles, chatterbox comme on dit ici. On a eu droit à tous les sujets : les méduses, la cuisine végétarienne, les crevettes, ses aventures de guide en différentes circonstances. Il était sympa mais pas possible de se taire ne serait-ce que quelques minutes ou de mettre un peu de musique. Le bus ne carburait pas au gazole mais au flux de mots déversés. Donc pas question de s’arrêter. C’est soulant. D’autant plus qu’il faut en permanence faire l’effort d’essayer de repérer les choses importantes comme des descriptions de lieux ou des heures de rendez-vous pour le départ. Tout est noyé dans tout, le futile et l’essentiel. Une américaine qui n’avait pas compris, comme nous, l’heure du rendez-vous après le déjeuner est partie seule sur la plage. Le guide a du la chercher partout et à la fin alerter sa nièce en Australie pour lui dire que sa tante était perdue. Mais il s’est trompé de touriste américaine, l’alerte est arrivée là où il ne fallait pas. Panique dans les smartphones jusqu’à ce que la touriste perdue surgisse la bouche en cœur… On aurait envie que cela s’arrête mais il faut attendre le retour à Brisbane. Un phénomène ce type. A coup sûr un futur prix Nobel quand la catégorie sera créée.

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