Nous n’avons visité que trois villes en Australie mais ce sont les plus grandes : Sydney (5 millions), Melbourne (4,7 M) et Brisbane (3,6 M). Perth et Adelaïde sont les seules autres villes à dépasser le million d’habitants. Toutes les autres villes ont une population nettement inférieure à 500 000 habitants. Parmi celles-ci nous avons vu Wollongong et Ballarat, au caractère rural très marqué.
Ces trois grandes villes partagent quatre points communs : quelques bâtiments du 19° siècle qui sont les traces de l’empire britannique, des buildings depuis la fin du vingtième siècle, la nature présente au cœur de la ville, l’eau au bout de l’avenue qu’il s’agisse d’un fleuve ou de l’océan.
Les traces de l’empire britannique
L’Australie est un pays neuf qui n’a pas vraiment d’histoire. Les navigateurs anglais ont débarqué dans la deuxième moitié du 18° siècle. L’histoire du continent qui était uniquement celle des aborigènes est devenue celle des anglais qui ont parsemé le territoire de quelques traces architecturales. Ce sont principalement des bâtiments officiels, des églises et des statues auxquels il convient d’ajouter des noms de rues qui fleurent bon la Tamise. La construction de ces bâtiments remonte à la seconde moitié du 19° siècle.

Leur présence au cœur de la cité atteste de la course des années. A l’époque de leur construction on imagine facilement qu’ils dominaient toute la ville. Mais depuis les choses ont bien changé. Ainsi la tour de l’hôtel de ville de Brisbane. De style renaissance italienne, l’hôtel de ville possède une tour inspirée du campanile de Venise qui culmine à 91 mètres, 70 mètres pour la terrasse de l’horloge. Jusque dans les années 1960 il était l’édifice le plus haut de la ville.
Aujourd’hui la vue depuis la terrasse de l’horloge montre un édifice perdu en dessous de la cime d’une multitude de buildings qui l’encerclent… Le Time a bien changé, my good Lord !
Pour être sûr que le message était bien compris, le british urbaniste n’a pas hésité à parsemer le paysage urbain de signes bien évocateurs. Une petite statue équestre du roi Georges par ici, devant l’hôtel de vile de Brisbane, sur la bien nommée King Georges Square,
une représentation assise de la reine Victoria trônant devant la Victoria Gallery de Sydney…

Queen Victoria Gallery à Sydney
A Melbourne, la gare de Flinder Street est un bel exemple de cette architecture. Elle est considérée comme une des plus belles gares du monde.

Gare de Flinder Street
On ne peut terminer ce « royal architectural tour » sans passer par Sydney et le Windsor Hotel face à Parliament House. Il est connu pour être le dernier survivant des grands hôtels de Melbourne du 19° siècle. A sa construction il était appelé le « Grand Hotel ». Il a une place dans l’histoire puisque c’est là que fut rédigée la constitution de l’Australie en 1898. Et en 1920 il fut modestement renommé Windsor Hotel.

Windsor Hotel à Melbourne
Galerie
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Les immeubles dans la ville
La première chose qu’on voit en arrivant en ville ce sont les immeubles les plus hauts et ils sont nombreux. Les plus récents font souvent preuve d’une architecture esthétique qui allie harmonieusement les formes et les couleurs tout en jouant de l’effet miroir des parois.

La galerie de photos des immeubles.
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La nature au cœur de la ville
Les villes australiennes réussissent à combiner de façon agréable les grands immeubles et les grands jardins, le béton et le gazon. Partout, en plein cœur de la ville, on dispose de parcs pour se détendre en s’asseyant sur un des nombreux bancs ou à même sur la pelouse, pour dormir ou pique-niquer entre collègues de travail. Il suffit d’observer les gens pour mesurer que cette pratique décontractée fait véritablement partie de la culture australienne. Le plus étonnant ce sont peut-être ces plages de rues (« streets beach ») le long de la Brisbane River, gratuite évidemment, où chacun peut venir nager et se reposer à l’ombre d’une végétation variée et abondante.

La vue la plus représentative de cette osmose entre immeubles et nature est sans doute celle qu’on a, à Melbourne, depuis la terrasse du monument du souvenir où brûle la flamme éternelle.
Galerie de photos.
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L’eau dans la ville
Autre caractéristique marquante : l’eau n’est jamais très loin. Chaque ville a son fleuve, sa rivière ou sa baie pour y pourvoir. Et cela dégage un charme indéniable.

Melbourne, Yarra River


Galerie
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sur le sommet de laquelle cheminent des touristes en mal de sensations fortes ajoutent à la nonchalance d’un lieu totalement dédié au farniente. Nous y avons passé un agréable moment avec Bertrand et y sommes revenus à deux.



On le trouve souvent en bordure des rues. Il pousse aussi au voisinage du jacaranda pour une composition de couleurs plutôt réussie.



















































Quand on parcourt la ville, du côté de Queen Victoria Market, ( immense marché couvert où on trouve de tout)
, ou que l’on arpente Queen Street, King Street, Elizabeth Street et même William Street, cela fait bien penser à quelque chose, mais ne réunit pas les ingrédients de ce qu’il est convenu d’appeler une belle ville. Le charme de Melbourne est ailleurs. Il est dans son art de vivre dehors et dans la nature, dans ses cultures mélangées.
Les parcs et jardins sont nombreux, bien entretenus, pourvus de nombreux bancs et d’immenses pelouses. Ces dernières permettent à ceux qui n’ont pas trouvé place sur les bancs de s’asseoir pur se détendre ou casser la croûte ou encore s’adonner à des activités physiques.
On ne compte plus les coureurs à pieds, les cyclistes ou ceux qui se déplacent sur des planches à roulettes.
Dans les rues (du centre, en tout cas) c’est l’affluence dans la bonne humeur. Les gens sont très aimables, on peut facilement les aborder pour demander un renseignement ou entamer une courte discussion. On est toujours très bien reçu. Les boutiques sont innombrables, avec une très grande variété de restaurants de toutes origines mais surtout asiatiques. Une particularité du centre-ville de Melbourne ce sont les Arcades. Il s’agit de galeries marchandes constituant des rues couvertes qui permettent de faire ses courses sans être mouillé car quand l’orage vient la pluie tombe en abondance, nous en avons fait l’expérience!
entre le Center Business District agité
et cet « Elegant Enclave » (qu’on peut traduire par « quartier chic ») aux maisons victoriennes du milieu du 19° siècle, havre de paix et de silence pour privilégiés,
entre les hommes d’affaires pressés, dont les Melbournians savent se moquer,
et les sans abris qui vivent sur les trottoirs et qu’on n’imaginait pas trouver là pensant les avoir laissés derrière nous à Delhi. Le climat est aussi contrasté. La dame du Visitor Information nous disait qu’on peut connaître les 4 saisons dans la même journée. Nous l’avons expérimenté avec un bel orage aussi remplacé par un temps correct.
La route est rectiligne et la circulation limitée. On peut parcourir une dizaine de kilomètres sans rencontrer de véhicules. De temps en temps une maison ou une ferme en retrait de la route.
Il faut dire que les accotements sont larges de plusieurs mètres de chaque côté, bordés souvent au fond d’une ligne d’arbres, ce qui donne à ces routes une impression de grande largeur.
Quelques centaines de mètres histoire de se dérouiller après la voiture. On traverse une végétation variée avec beaucoup de « grass-tree » ou queue de kangourou, cette étrange touffe d’herbe où les fleurs apparaissent sur une longue tiges.
Il y en a partout et ils offres toujours des panoramas splendides et des vues à couper le souffle.
Sujet au vertige s’abstenir. Sur les belvédères en question le vent est plutôt violent. Tenir les chapeaux!


















Cette côte est appelée la côte des naufrages à cause du grand nombre de bateaux qui ont coulé dans ces parages à la fin du 19° siècle. A voir les lieux on comprend bien que l’enfer des marins était là. Il faut voir les vagues déferler et se fracasser sur les rochers. Somptueux et incroyable.
On parcourt ainsi la plateau sur la falaise à pieds sur des chemins très bien balisés. Parfois des escaliers permettent de descendre au niveau des flots pour voir le spectacle au plus près.
Ils ont été secourus par hélicoptère. Le site emblématique des 12 Apôtres comportait il y a encore un siècle 12 rochers avancés en mer. Depuis plusieurs se sont effondrés, il n’en reste que 9.