A 9 heures comme convenu le chauffeur se présente à l’hôtel. Surprise : c’est Ashok! Mais il a l’air de mauvais poil. Pas d’effusions ce matin. Il nous dépose sans problème à l’aéroport et a la chance de récupérer les quelques billets qui nous restaient. Sans perdre de temps on passe à l’enregistrement des bagages et on voit la machine administrative indienne dans toute sa splendeur s’exercer sur le passeport de Jean. Nos passeport sont examinés, scannés, vérifiés, pesés dans tous les sens. L’hôtesse finit par appeler un sous-chef qui appelle un chef, qui vient, qui regarde, demande le billet d’avion puis le visa pour l’Australie. Tout cela sans explication et pour ainsi dire sans nous regarder. On croit comprendre que ce qui leur pose problème c’est le trait d’union de Jean-Marie. Mais comme je suis entré avec, pas question de le laisser sur place. Finalement, tout cela s’arrange, sans explication. Je dois simplement signer ma carte d’embarquement sur laquelle le prénom inscrit est JEANMA.

Dans l’avion nous occupons une rangée centrale aux deux places coté couloir mais sans personne au milieu, soit trois sièges pour le prix de deux. En effet l’avion est loin d’être plein, disons rempli aux deux tiers.Quand nous quittons Delhi à 14 heures la nuit tombe sur Sydney.

La nuit est peu reposante; il est difficile de dormir. Vers 2 heures du matin (heure de Sydney) l’avion franchit l’équateur.


Nous arrivons à Sydney à 6h30, soit un peu en avance. Le jour se lève alors que la nuit recouvre encore la terre entière sauf les Amériques. La carte nocturne montre combien l’éclairage nocturne est un privilège européen et asiatique, surtout au Japon, et combien l’Afrique est plongée dans la nuit.

Bertrand n’est pas encore arrivé. On parvient à le prévenir par courriel et on se retrouve sans difficulté.
Il nous entraîne dans un premier tour de découverte de Sydney après passage dans un centre commercial
pour acheter une carte SIM et des cartes de transport.
Il nous fait découvrir les plages de la baie de Sydney à Botany Bay d’abord pour une pause petit déjeuner puis à Bondi beach où nous marchons sur le sentier. Mais la pluie qui arrive nous contraint à abréger. On se rend ensuite à Watson Bay pour déjeuner d’un hamburger et comme la pluie ne cesse pas on prend le chemin de Woonona. La route est encombrée, la pluie redouble. La descente de la colline vers la mer se fait dans un brouillard à couper au couteau. Qui aurait imaginé cela pour notre arrivée en Australie ?
Excellent accueil de Thao qui s’est mise aux fourneaux pour nous confectionner des rouleaux de printemps.
On se régale. Dans la journée nous avons eu quelques coups de fatigue mais dans l’ensemble on supporte bien. On ne se couche quand même pas trop tard.