Elle se trouve à l’extrémité ouest de la citadelle. Pour s’y rendre depuis la citadelle deux chemins sont possibles, l’un en terrain plat que tout le mode semble suivre, l’autre en descente sur la gauche que des jeunes nous conseillent de prendre. On se méfie un peu car il n’y a vraiment personne de ce côté puis finalement on décide de prendre cette direction. Et on comprend l’intérêt de passer par là. Car le chemin qui descend fortement conduit au pied de l’entrée principale à laquelle on accède par l’escalier du siècle, à coup sûr à 45° et avec au moins 150 marches; impressionnant!
Prudemment on se rabat sur la voie senior, celle qui commence par une rampe sur le côté et ne laisse finalement qu’une soixantaines de marches. Bonne idée de l’architecte, toutes les huit marches on a une marche de double profondeur qui permet de faire une petite pause et reprendre son souffle. La vue vers le bas depuis la parvis est impressionnante. Curieusement au pied des marches on observe quelques formes de pierre qui ressemblent à des cercueils. Sans doute pour les imprudents qui ont voulu descendre en courant… Sur le parvis les marchands du temple ainsi que les mendiants du temple.

A l’intérieur la grande cours permet d’accueillir 10 000 fidèles. Il y a affluence, des groupes et des familles venues passer un moment en s’installant à même le sol sur une couverture. Ambiance bon enfant. Un groupe d’indiens nous demande la permission d’une photo et nous accorde la réciproque.
La porte d’entrée, dominée par une structure semi-pyramidale surmontée de chatris est superbe.
Au centre de la vaste cours, le mausolée du sage qui avait promis un fils à l’empereur Akbar. C’est un lieu de pèlerinage très fréquenté.

La structure des édifices offre des surprises comme le piliers de la terrasse servant aux audiences publiques. Les piliers présentent de forts décalage avec les pierres qu’elles soutiennent mais peu importe c’est le poids de la structure qui assure la stabilité de l’ensemble.
L’intérieur des palais est somptueusement décoré par les gravures fines dans la pierre. Les corbeaux de support des linteaux dessinent des animaux fantastiques du genre requin à corps de serpent qui mange une fleur de lotus.
Le palais des audiences privées comporte une colonne centrale surmontée d’un vaste chapiteau d’où rayonnent quatre bras et où se trouvait le trône de l’empereur.
Selon la légende Akbar, placé sur son trône circulaire, présidait la séance flanqué de ses quatre ministres au bout des quatre bras.
