Arrivant à Bitola on est d’abord frappé par la beauté naturelle du site. Installée au nord de la plaine de Pélagonie qui plonge vers la Grèce, à seulement 20 kilomètres, la ville est installée sur une large plaine entourée de montagnes qui culminent à moins de 2 000 mètres sauf le sommet du Pelister à 2 600 mètres.

Coucher de soleil sur le versant Est.
Cette ceinture montagneuse est visible en tout point de la ville, d’autant plus en ce moment que la plupart des sommets sont enneigés, depuis une huitaine de jours nous précise Émilie.

Plein centre ville, vue sur les cimes enneigées vers l’Ouest.

La ville est très aérée, très arborée. On voit que les quartiers récents ont été créés dans des zones boisées où la végétation existante a été préservée le plus possible. Les boulevards modernes, tracés au milieu des arbres, serpentent ainsi bordés d’arbres immenses et visiblement très vieux.

Boulevard dans le secteur universitaire.
De sa résidence universitaire Émilie a vue directement sur la nature qui l’entoure et la ceinture de montagnes.

Résidence universitaire où réside Émilie.
Beaucoup de résidents des nombreux immeubles en périphérie de la ville profitent d’une pareille vue agréable. En ce moment on voit encore beaucoup de fleurs, en pleine terre ou en jardinière. Les arbres commencent à perdre leurs feuilles. Au sud de la grande artère piétonne, à 15 minutes à pied du centre, s’étend un immense parc urbain pour la promenade et la détente.

Dans le parc urbain.
Bitola apparaît, au moins pour le visiteur en bref passage, comme une ville qui respire la nature à pleines rues.

La rue piétonne, de grand matin, depuis notre terrasse.
La diversité de l’architecture est un deuxième sujet d’observation. On voit encore des sites industriels à l’abandon, partiellement détruits, héritage lointain sans doute du volontarisme socialiste au temps où le pays faisait partie de la République Fédérative de Yougoslavie. Mais les nombreux immeubles d’habitation récents construits en périphérie n’ont plus rien à voir avec l’architecture lourde et austère des années du communisme. Ils sont colorés, aux formes variées, et sans aucun doute plus agréables à vivre.

La gare ferroviaire a été rénovée dans un style très campagnard.

La gare ferroviaire de Bitola.
Dans le centre de Bitola on découvre de nombreuses façades particulièrement esthétiques, variées et colorées.

Sur la rue piétonne.

Sur la rue piétonne. Le consulat d’Albanie.
Souvent elles possèdent un joli balcon de fer forgé, tous différents.

La mosquée, l’église orthodoxe et même l’église catholique se côtoient.

Les mosquées et l’église catholique du Sacré Cœur.
Sur la place centrale, à midi, l’appel du muezzin s’entend pendant que zone l’heure au clocher.

Place Magnolia.
Tout cela contribue à créer un cadre paisible.
La présence préservée de la nature et la variété des constructions composent un cadre de vie que nous trouvons très agréable, nous qui sommes visiteurs de passage. Émilie nous l’a fait découvrir avec beaucoup de gentillesse en nous accompagnant le matin.

En route vers le musée d’histoire locale.
Après un déjeuner en plein air sur la place Magnolia (Magnolia Square
Плоштад Магнолија: ça ne s’invente pas!) nous sommes allés découvrir le logement d’Émilie.

Déjeuner en terrasse, sur la place Magnolia.
Puis l’après-midi nous sommes retournés à deux sur les points que nous avions aimés. La grande rue piétonne Shisok Socac représente bien cet art de vivre à la bitolienne.

Place du théâtre.
Elle est souvent très animée. L’ambiance est détendue, on pense plutôt promenade que cavalcade vers d’improbables rendez-vous. Notre perception, peut-être idéalisée, serait celle d’une ville familiale où les gens ont plaisir à se retrouver. Les bancs publics sont souvent occupés malgré la température qui commence à être fraîche.On voit les familles se promener avec de jeunes enfants. De nombreuses terrasses de café, extérieures ou intérieures, souvent abondamment garnies permettent à la moitié des gens de la ville de regarder l’autre moitié déambuler.

Les quelques contacts que nous avons eus, chauffeurs de taxi, personnes rencontrées dans la rue ou dans le bus, notre logeuse, serveurs de restaurant, ont toujours été d’une grande cordialité, d’un contact facile, très ouverts.
L’âme de la ville façonnerait-il le cœur des gens ?























La profusion de végétaux, installés en permaculture, contraste harmonieusement avec une palette de couleurs, volontairement limitée par l’artiste, pour les mosaïques des sols, les vases de fleurs ou les murs de l’atelier du peintre, dont le fameux bleu Majorelle.
S’y promener, au milieu du chant des fontaines, est un délice.
Très bien entretenu, pourvu de nombreux bancs et de murets bas pour s’asseoir c’est un havre de paix en plein centre de la ville. Les allées sont en terre ocre à la couleur de la ville.


Nous en avons abondamment profité le jour pour des siestes ombragées. Le soir nous avons apprécié l’éclairage (sur batteries solaires) harmonieux proposé. Et tout cela avec en toile de fond le minaret de la Koutoubia.





























