Marrakech la ville rouge et verte

Marrakech est connue comme la ville rouge, on devrait plutôt dire ocre, à cause de la couleur de pierre de la Koutoubia, tour minaret de la mosquée de même nom, couleur qu’on retrouve à l’infini dans les rues de Marrakech.

Mais c’est aussi une ville verte grâce à la multiplicité de ses jardins.

Et parmi ses jardins privés, l’un des plus beaux, c’est le jardin de la Médina, celui de notre hôtel: Medina gardens, avec une vue imprenable sur la Koutoubia.

En attendant, dans les prochains jours d’aller parcourir les beaux jardins de Marrakech, à peine arrivés et installés on s’est régalé dans notre beau jardin plein de nombreuses espèces variées. Un moment de détente indispensable après une journée commencée tôt mais qui  s’est déroulé sans la moindre anicroche.

Un petit tour en ville, à la nuit tombée, pour voir de près la Koutoubia et ensuite dodo!

Walcheren

La machine à carte bancaire de notre hébergeur étant en panne nous perdons du temps à trouver un distributeur de billets si bien qu’on arrive trop tard pour le bac à destination de Veere. Comme il faudrait attendre une heure pour le suivant nous renonçons. Dommage car par ce grand soleil la petite traversée aurait été sympathique. On se rattrape en dégustant une balade pédestre dans les rues anciennes et colorées de Veere.

Pour notre pique-nique nous choisissons une dune du côté de Dombourg avec une vue qui porte loin sur la mer, jusqu’aux champs d’éoliennes.

Nouvelle pause à Westkapelle. Les filles se reposent sur un banc face à la mer, les garçons arpentent le front de mer.

Puis c’est le retour par le tunnel sous l’Escaut et la route vers notre Nord.

Impressions de voyage

J’ai bien aimé la balade en bateau sur les canaux d’Amsterdam. C’était une occasion d’en apprendre plus sur la ville. J’ai aussi beaucoup aimé l’anecdote sur les maisons dansantes.

Simon

Une visite aux Pays-Bas est toujours très agréable. Parcourir Walcheren par grand soleil, comme ce fut notre cas, est un enchantement. Moi aussi j’ai bien aimé le tour en bateau. Mais surtout quatre jours avec notre équipe de petits-enfants, c’est mieux que tout !

Dady

Mon plaisir c’est de découvrir « un peu d’un pays » avec Bon Papa et nos petits-enfants. Chacun est resté très positif dans la tempête. Chacun a apporté sa bonne humeur pendant ces quelques jours. Un vrai bonheur !

Bonne-Maman

Gouda et le delta

Vers 9 heures nous prenons la route vers Gouda pour assister au marché du fromage. Sur la route les dégâts occasionnés par la tempête sont visibles ; le sol est couvert de débris de branches, de feuilles et, de temps en temps, nous découvrons un arbre au sol.

Le marché aux fromages est en pleine activité quand nous arrivons.

De véritables discussions commerciales entre producteurs et acheteurs se mêlent aux animations purement touristiques pour former un ensemble agréable au milieu duquel nous déambulons longuement. Les photographes se régalent.

Poursuivant notre chemin en direction de la mer nous longeons le port de Rotterdam avant d’atteindre les premières plages. L’occasion d’un bref arrêt pour découvrir le littoral du sommet de la dune. Puis c’est la route vers les grands barrages du plan Delta qui contrôlent le niveau de la mer.

Ouvrages gigantesques qui méritent un arrêt avant d’atteindre la presqu’île de Walcheren, au caractère très champêtre. En une journée nous avons ainsi traversé des paysages contrastés, depuis la zone hyper urbanisée d’Amsterdam, le territoire agricole autour de Gouda, la zone industrielle du port de Rotterdam avec ses quais, ses portiques et ses installations industrielles, les grands barrages, pour terminer dans la bucolique Walcheren.

Notre hébergement du soir est un gîte installé dans une ancienne maison de maréchal-ferrant à Kamperland.

Pour finir en beauté la journée nous allons passer la soirée à Zierikzee, joli petit village de pêcheurs dont certains édifices remontent au XI° siècle. Temps superbe, ruelles pittoresques, repas agréable sur la terrasse d’un restaurant de la Grand-Place.

Amsterdam

Au lever, vers 7 heures, le temps est couvert, avec un léger crachin breton. Quand nous descendons pour le petit déjeuner il commence à pleuvoir sérieusement : pas de chance pour la déambulation à pied à dix heures dans le quartier juif !

A 8 heures 30 quand nous mettons le nez dehors c’est carrément un déluge qui tombe avec un fort vent. Après hésitation nous nous lançons vers la station de tramway. Nous avons à peine traversé la rue que nous sommes trempés de la tête aux pieds. Tant bien que mal nous atteignons la station de tramway, lequel a la bonne idée d’arriver presque immédiatement. Ouf, au sec ! Le trajet commence mais au bout de quelques stations nous sommes bloqués par un tramway immobilisé devant nous qui empêche d’avancer. Moment de flottement, que faire ? A ce moment tous les téléphones présents dans le tramway se mettent à sonner : alerte rouge, une forte tempêtes est en train de s’abattre sur Amsterdam. Annonce du conducteur : impossible d’avancer plus loin. Tout le monde doit descendre, sous la pluie battante. Nous discutons entre nous. On ne sait pas où on est, il n’y a plus de tramway, on n’a aucune idée de ce qu’il faut faire. Nous ayant entendu, une dame nous indique, en français, qu’il faut prendre le bus 118 qui arrive et aller jusqu’à la gare centrale. D’accord. Evidemment tous les passagers ont la même idée. Faire rentrer un tramway complet dans un bus qui n’est pas vide n’est pas simple, on y arrive quand même !

Nous voilà à la gare centrale d’Amsterdam, transformée en refuge pour passagers à la dérive. Les gens sont partout, assis à même le sol, attendant la suite, dans une ambiance plutôt bon enfant. Nous apprenons que tous les transports de surface sont à l’arrêt, seul le métro fonctionne. On tente d’aller à notre lieu de rendez-vous, grâce au métro, pour savoir ce qui se passe. Quand nous arrivons sur place un courriel nous annonce que tout est annulé et que nous serons remboursés.

Retour à la gare centrale, et plus précisément à la galerie marchande, pour faire l’acquisition d’un vêtement chaud pour Solène qui avait décidé de voyager léger, mode vestimentaire peut compatible avec la tournure du temps.

Après vérification par téléphone que le circuit en bateau est maintenu, car en effet la tempête est en train de se calmer en cette fin de matinée, nous prenons la dernière ligne de métro encore en service pour nous rapprocher de l’embarcadère.

Sur notre route nous faisons la pause repas dans un restaurant italien dont Émilie a apprécié la table lors d’un premier passage à Amsterdam.

Quand nous arrivons à l’embarcadère qui nous avait été indiqué c’est pour apprendre que le point d’embarquement, en raison de la tempête, est reporté à proximité… de la gare centrale ! Que nous rejoignons à pied en longeant les canaux ce qui nous donne la mesure des dégâts : arbres couchés dans l’eau ou tombés sur des véhicules en stationnement.

Le circuit en bateau donne un beau coup d’œil sur la ville et certaines curiosités, architecturales notamment.

Beaucoup d’entre nous apprécient l’architecture des maisons anciennes d’Amsterdam, en particulier les superbes façades.

Bien entendu le circuit que nous avions ensuite prévu avec le tramway numéro 2 qui permet de découvrir les principaux monuments de la ville tombe à l’eau, si on peut dire, puisque les transports en commun de surface sont interrompus. Nous décidons d’une marche à pied sur une partie de l’itinéraire. Après passage au magasin Lego nous parcourons le béguinage puis les rues piétonnes du centre et les quais de canaux.

Retour à la gare centrale par le dernier métro en service. Car faute de tramway pour le retour à l’hôtel il ne reste que l’option taxi dont nous avions repéré la station près de la gare le matin. Sans problème nous trouvons un taxi qui nous prend tous les sept. La sortie de ville se fait sans difficulté, par contre la voie en direction du centre-ville est saturée. Notre chauffeur a du souci à se faire pour revenir à la station !

Après cette journée d’aventures, un bon repos dans un restaurant turc proche de l’hôtel.

Les moulins de Kinderdijk

A 10 heures Bonne Maman et Bon Papa accompagnés de Jean-Baptiste et Simon, venus passer la nuit à Lompret, nous retrouvons à Lomme Clotilde, Emilie et Solène. L’équipe est prête pour le départ !

Notre route vers Kinderdijk se complique un peu autour d’Anvers à cause de travaux sur le périphérique et l’absence de signalisation. Nous atteignons les moulins vers 13 heures pour un pique-nique bienvenu suivi d’une agréable promenade à pied pour admirer les moulins.

Dix-neuf magnifiques moulins, construits vers 1740, se dressent ici dans le cadre d’un système étendu de gestion de l’eau destiné à prévenir les inondations. C’est l’ensemble le mieux conservé du pays.

Notre route vers Amsterdam traverse des zones fortement urbanisées à la différence du paysage de la matinée, vert et agricole.

Après notre installation à l’hôtel nous partons en repérage pour le lendemain : achat des cartes de transport, localisation de la station de tramway à deux cents mètres de l’hôtel. La journée de demain s’annonce bien ! Nous terminons par un bon repas dans un petit restaurant sympa. L’orage possible annoncé par la météo n’est finalement pas venu, le temps est agréable…

Un jardin extraordinaire

Le houblon a trouvé sa place dans le jardin du Petit Trot. Cette année il a démarré tardivement au point que le maître de jardin a bien cru qu’il n’avait pas résisté à l’humidité de l’automne. Mais, avec un peu de retard, il est reparti de plus belle.

Voilà que ce printemps nous révèle un nouvel  espace dans le jardin : un champ de blé!

Comment a-t-il pu apparaître ainsi sous le magnolia ? L’explication est simple. Un des derniers étés, avec Jean-Baptiste, Louis et Simon nous sommes allés glaner du blé au Mont des Cats. Au retour les garçons ont égrené les épis pour recueillir les  grains, les écraser, faire de la farine et confectionner une pâtisserie. Les restes, balle et grains, ont été jetés sur la pelouse « pour les oiseaux ». Mais certains grains n’ont pas été mangés, ont fini par germer et ont poussé. Avec l’apparence de brins d’herbe ils sont passés à la tondeuse… Cette année j’ai choisi de tondre haut ce qui m’a conduit à découvrir ces herbes différentes groupées sous le magnolia. J’ai décidé de les laisser pousser pour voir, au cas où l’ivraie éventuelle n’en serait pas.

Et j’ai vu que c’était du blé ! Mais en regardant de plus près, il n’y avait pas que du blé !

Au milieu du champ de blé quelques pieds de lin se sont installés…

Merci les petits oiseaux qui avez eu la bonne idée de ne pas manger tous les grains. Sans vous, pas de champ de blé! Grâce à vous, cet été, dans le jardin du Petit Trot, nous ferons une fête de la moisson.

Vraiment un jardin extraordinaire qui, modestement mais surement, reflète la merveille de la Création.

« Mon Dieu tu es grand, tu es bon… Dieu présent en toute création ».

A la rencontre du Petit Prince

Aujourd’hui nous sommes allés à la rencontre du Petit Prince. Pas besoin de changer de planète pour le rejoindre ni d’attendre une migration d’oiseaux sauvages : nous avons pris le TGV de Lille à Paris !

Nous, c’est Aliénor, Jeanne, Simon, Solène, Bonne-Maman et Bon-Papa : une fameuse équipe de lecteurs.

Chacun avait son livre mais un peu après midi nous avons posé les livres et entamé les casse-croûte. Ensuite ce fut la découverte du métro de Paris : rien à voir avec celui de Lille. Pas de doute on était arrivé sur une autre planète. Pour entrer sur la planète Métro il faut mettre le ticket dans une grande machine, elle fait un gros « tchicatic » puis recrache le billet qu’il faut récupérer pour que la porte s’ouvre et qu’on puisse passer… Aliénor et Jeanne qui découvraient cela ont beaucoup aimé.

En arrivant à l’exposition, proche du musée du Louvre, il nous restait un peu de temps avant l’heure d’entrée. Nous sommes allés voir l’arc de triomphe du Carrousel d’où on apercevait l’obélisque de la place de la Concorde, un peu cachée par des échafaudages, et loin derrière, au bout des Champs Élysées, l’Arc de Triomphe de la Place de l’Étoile.

Nous avons retrouvé Paul, Jean-Baptiste, Louis, Gabriel, Juliette et Nicolas venus en voiture sur le chemin de leurs vacances, et nous avons commencé la visite.

Beaucoup de manuscrits, de dessins, d’objets nous attendaient comme par exemple la vieille machine à écrire de l’auteur. Les dessins c’était super, certains limités à quelques coups de crayon, d’autres en couleur, déjà très élaborés.

Nous avons ainsi mesuré l’importance du travail préparatoire avant de parvenir à la version finale. Une vitrine présentait des versions du livre du Petit Prince dans des langues inconnues avec des alphabets incroyables !

En quittant la salle d’exposition par un superbe escalier toute la troupe familiale n’a pas hésité à prendre la pose pour une photo quasiment royale.

Après la visite, comme il nous restait du temps avant de reprendre le train, nous sommes allés tous ensemble nous promener autour de la pyramide en verre du musée du Louvre.

Nous avons observé attentivement les mirages créés par les réverbérations du soleil sur ces parois de verre mais nous n’y avons aperçu aucun petit bonhomme tout à fait extraordinaire nous considérant gravement. On s’est même arrêtés sur la margelle d’un bassin, à sec ce jour-là, pour goûter.

Bien que nous restions immobiles, dans la foule nombreuse autour de nous aucun renard n’apparut.

Pour terminer notre promenade, après avoir dit au revoir et bonnes vacances à la famille de Marcq, nous sommes allés jusqu’au Pont Royal, construit sous Louis XIV, voir la Seine et regarder passer quelques bateaux-mouches. Ensuite nous avons de nouveau traversé la planète Métro, « tchicatic », vers la Gare du Nord et notre train pour Lille.

Jeanne a relu le Petit Prince, Simon et Aliénor ont repris leur livre préféré.

Solène s’est reposée. Le voyage fut excellent, notre engin ne connut pas de panne. De toute façon une panne n’aurait pas été trop grave car nous n’étions pas dans le  désert, nous. Mais c’est peut-être dommage car c’est surtout dans le désert, un jour de panne, qu’on peut rencontrer le Petit Prince. A l’arrivée à Lomme, en reconduisant Jeanne, Aliénor et Solène un joyeux petit bonhomme souriant nous attendait sur le pas de la porte.  Bon Papa a cru un instant qu’il allait lui demander de dessiner un mouton mais c’était sans doute un mirage.

Nous étions un peu fatigués, Aliénor affamée. Ce soir-là tout le monde a bien dormi sous les étoiles.