Great Ocean Road : la montagne et la forêt

Notre premier contact avec la Great Ocean Road se fait par temps maussade mais les surfeurs sont à l’eau sans problème et les kangourous ne lèvent pas la tête pour s’arrêter de manger et nous regarder. C’est sous un ciel couvert que nous franchissons le Memorial Arch qui marque le début officiel de la route et rappelle les efforts des soldats qui ont effectués les travaux à la mémoire de tous les combattants australiens décédés pendant la Première Guerre Mondiale.

Au réveil, au matin à Lorne, le soleil pointe son nez. C’est donc par un temps encore un peu nuageux et frais que nous découvrons le premier Lookout (c’est à dire point de vue) d’une longue série. Et là nous découvrons une réalité que nous ne soupçonnions pas, même si parfois à la télé on l’évoque : la force des vagues. Du Teddy’s Lookout nous sommes dans l’axe de la crête de vague. Il faut voir la hauteur de la vague et sa vitesse de déferlement : impressionnant. Nous plongeons dans une route de forêt à la recherche des koalas. Pas de koalas ce matin mais une superbe promenade dans la forêt et surtout, au retour, nous sommes assaillis par les perroquets qui sont des volatiles plutôt sympathiques, enfin ceux-là!

La route sinueuse en corniche réserve des points de vue à chaque virage. Des parkings sont aménagés aux plus spectaculaires d’entre eux. Tout est très bien organisé pour profiter au maximum du paysage. L’autre bonne surprise pour nous c’est qu’il y a très peu de circulation. La conduite est donc facile.

Notre étape suivante c’est encore la forêt tropicale, d’abord au niveau du sol. Un superbe parcours aménagés confortablement avec des chemins de bois qui nous permettent de découvrir le monde de la végétation qui vit là où la lumière arrive peu. Il s’agit principalement des fougères et des mousses et beaucoup de plantes inconnues.

Dans l’après-midi nous découvrons l’autre extrémité de la forêt équatoriale : la canopée. Dans un parc, un système de passerelle métallique permet de s’élever progressivement au milieu des arbres jusqu’à une trentaine de mètres puis une tour jusqu’à 47 mètres. Cette promenade est impressionnante car elle donne une vision inconnue jusqu’alors : voir les arbres au-dessus des arbres. En partie, car les hauts gardent leur cimes encore 50 mètres au-dessus… En haut c’est la lumière, en bas l’obscurité. Selon les indications du parc, chaque année les arbres laissent tomber au sol 50 tonnes de déchets végétaux par hectare (soit 5kg/m²). On comprend qu’au sol la végétation prospère. Il est aussi impressionnant de voir comment les arbres poussent tout droit, pressés qu’ils sont d’atteindre la lumière.

Après cette découverte passionnante de la forêt nous atteignons la côte pour la fin de journée et cette fois le grand soleil est là pour notre arrivée aux 12 apôtres. C’est le site mythique de la Great Ocean Road qui se révèle à nous avec les couleurs du couchant. Comme notre organisateur a eu la bonne idée de nous faire passer la nuit dans un motel à 3 km, demain matin nous pourrons y démarrer la journée avec les couleurs du levant.

Brisbane

Nous consacrons cette journée à découvrir Brisbane en marchant et naviguant.La promenade de South Bank, la berge face à la City, a été aménagée remarquablement comme nous l’avons expérimenté le jour de notre arrivée. Sur une largeur d’une centaine de mètres, la berge a été transformé en « rain forest » et en jardin avec en particulier une « canopée » de bougainvilliers sur plusieurs centaines de mètres. Le résultat est surprenant, inattendu, agréable, presque du domaine du rêve. L’ombre de cette végétation abondante est la bienvenue. Mais l’attrait du site est bien au-delà. Les habitants de Brisbane disposent ainsi de plusieurs aires de jeux pour enfants, très vastes. Plusieurs piscines gratuites sont ouvertes à tous, avec maîtres-nageurs et des pataugeoires pour les tout petits. Des jardins thématiques avec des bassins et des plantes aquatiques compètent le tableau. Ce lieu est vraiment enchanteur. La nature sur fond de buildings, de l’autre côté de la rivière Brisbane, spectacle étonnant dans une ambiance très zen.

De l’autre côté du fleuve l’enchantement continue en traversant le Jardin Botanique avec une section « rain forest » comme si on y était. Mais aussi des jardins de fleurs, des bambouseraies, des pelouses fleuries à n’en plus finir. Des bancs partout pour se reposer et même une terrasse avec des transatlantiques en livre service…

Notre voyage se poursuit sur l’eau. Car la ville a institué un service de navettes fluviales gratuites, ce qui permet de parcourir le fleuve comme si on faisait une croisière. On se régale, c’est agréable et un peu rétro. Cela permet de voir la ville sous un autre jour. Notre vision se complète du haut de la tour de l’horloge de l’hôtel de ville à 65 mètres au-dessus du sol. Et là on constate qu’à cette hauteur là la vue est encore bouchée par tout les buildings environnants. Vue de haut, la petite église de la place de l’hôtel de ville a des allures de maquettes…

De notre chambre, au 6° étage, la vue plonge sur la pelouse d’une place où sont installés, sur des couvertures rouges, une trentaine de personnes qui font du yoga.

Pour terminer en beauté ce séjour nous reprenons la navette fluviale vers 18h, à la tombée de la nuit, pour refaire l’aller et retour complet sur le fleuve. Spectacle féérique. Incroyable Brisbane !

Stradbroke Island

Aujourd’hui changement de décor, avec des paysages moins méconnus : une île, des plages de sables fins, des falaises rocheuses. Stradbroke Island est une île située à 40 km au nord de Brisbane qu’on atteint après une traversée de 45 minutes en ferry. C’est donc un lieu apprécié dans la région pour son calme, sa verdure, ses plages de sable blanc qui s’étendent à l’infini au pied de rochers impressionnants.

Sans oublier la faune et la flore. Notre premier arrêt au bord de la mer est pour voir les dauphins, mais aujourd’hui ils font relâche. Qu’à cela ne tienne nous surprenons nos premiers koalas dans leur activité préférée : dormir. Un koala dort 20 heures par jour, le reste c’est pour manger et quelques activités annexes comme s’accoupler. Il faudra s’intéresser de plus près à son mode de vie. Par exemple, comment fait-il pour manger ? Bien sûr il peut manger les feuilles de l’arbre où il dort mais quand il a tout mangé il doit changer d’arbre. Et cela prend du temps de changer d’arbre, donc cela réduit le sommeil et augmente la fatigue. Et quand un bébé nait, que fait la maman koala? Est-ce qu’elle installe son bébé sur la branche du dessous, mais ce n’est pas facile pour le nourrir. Doit-elle, avant la naissance, s’installer à une enfourchure de trois branches ? Quand on y réfléchit bien , la vie de koala c’est quand même un peu compliqué…

Un peu plus loin nous rencontrons des kangourous. Une superbe marche facile nous permet de découvrir les plages, les falaises, les rouleaux de la mer. Spectacle fascinant et beau.

Nous passons également un bon moment sur une plage au sable plus fin que fin et plus blanc que blanc. L’eau est extrêmement transparente. On entend les rouleaux gronder et l’un des baigneurs fait les frais de leur puissance, mis à terre, ou plutôt dans l’eau en un rien de temps. Plus de peur que de mal.

Sur le bord de la plage un groupe d’ibis, ces oiseaux au long bec fin et courbe, se laisse approcher.

La végétation est tout aussi surprenante, à commencer par la mangrove au départ du ferry. Viennent ensuite les fleurs et ces arbres aux racines hors sol qui semblent porter le tronc comme sur des béquilles.

Cette journée de détente aurait pu être parfaite si on n’était pas tombé sur un guide d’exception. Pendant toute la durée du voyage en bus, de 8 heures à 17 heures, il n’a pas arrêté de parler. Un vrai moulin à paroles, chatterbox comme on dit ici. On a eu droit à tous les sujets : les méduses, la cuisine végétarienne, les crevettes, ses aventures de guide en différentes circonstances. Il était sympa mais pas possible de se taire ne serait-ce que quelques minutes ou de mettre un peu de musique. Le bus ne carburait pas au gazole mais au flux de mots déversés. Donc pas question de s’arrêter. C’est soulant. D’autant plus qu’il faut en permanence faire l’effort d’essayer de repérer les choses importantes comme des descriptions de lieux ou des heures de rendez-vous pour le départ. Tout est noyé dans tout, le futile et l’essentiel. Une américaine qui n’avait pas compris, comme nous, l’heure du rendez-vous après le déjeuner est partie seule sur la plage. Le guide a du la chercher partout et à la fin alerter sa nièce en Australie pour lui dire que sa tante était perdue. Mais il s’est trompé de touriste américaine, l’alerte est arrivée là où il ne fallait pas. Panique dans les smartphones jusqu’à ce que la touriste perdue surgisse la bouche en cœur… On aurait envie que cela s’arrête mais il faut attendre le retour à Brisbane. Un phénomène ce type. A coup sûr un futur prix Nobel quand la catégorie sera créée.

Parc National de Springbrook et de Tamborine

Départ matinal à 7h30 pour la découverte de la forêt tropicale (rain forest). Pour cela nous quittons Brisbane par la MotorWay M1, celle qui longe toute la côte et que nous retrouverons à Melbourne pour aller vers la Grande Route Océane. Tout le paysage traversé est verdoyant, avec des étendues de prairies, de jardins puis de forêts. Au loin nous apercevons les buildings de Gold Coast qui est à la fois la côte DU paradis du surf et une ville de 900 000 habitants. Le grand Brisbane en compte 3,6 millions.

Le premier contact avec la forêt tropicale est pour voir Natural Bridge, une cascade près d’une arche de rocher que ce petit cours d’eau a creusé au cours des millénaires. Impressionnant! Le site est intéressant de Natural Bridge mais la marche d’accès, une vingtaine de minutes, est surtout un prétexte à découvrir la forêt tropicale. Pour notre venue c’est le grand soleil. Mais parfois la visite se fait sous la pluie. Le guide nous raconte qu’un jour un touriste se plaignait de la pluie trop abondante. Ce n’est pas pour rien qu’on dit « rain forest » lui répondit-il.

Comment décrire ce qu’est cette forêt ? La première impression est sans doute l’obscurité. A cause de la taille impressionnante des arbres – plusieurs dizaines de mètres, difficile à estimer, mais sans doute pas moins de 30 mètres – et de la densité la lumière parvient peu jusqu’au sol. C’est d’ailleurs cela qui fait exister la canopée, la vie à la lumière au sommet des troncs. Les photos sont difficiles à faire. Il n’y a pas de recul. La capture de la lumière est délicate : le premier plan, forcément au niveau des troncs, contraste avec l’arrière-plan, proche de la cime des arbres éloignés, donc éclairé. Comme en plus il faut avancer pour suivre la colonne il n’y a pas beaucoup de temps pour faire les réglages. Autre impression marquante : les odeurs, indéfinissables mais parfois très fortes et pas désagréables du tout. Enfin le bruit, celui des oiseaux mais tous les autres bruits inconnus venant sans doute du côté des grenouilles et des criquets, au sens large. C’est un environnement largement envoûtant.

Avant le repas nous visitons la caverne des vers luisants. Curiosité certes mais je ne comprends pas grand chose aux explications parce que le vocabulaire est un peu particulier. Ensuite la guide parle trop vite et la grotte renvoi un écho qui me gêne pour entendre. Bon, c’est intéressant mais heureusement qu’on n’a pas fait le détour rien que pour cela.

Dans l’après-midi nous descendons jusqu’à une cascade du parc de Tamborine qui se trouve en bordure de l’immense caldeira (60 km de diamètre). Même remarque: celle-là n’a rien d’exceptionnel, on en a vu de plus spectaculaire. Mais, encore une fois, ce qui compte c’est le chemin d’approche à travers la « rain forest », la forêt tropicale humide. Le guide nous explique que les eucalyptus, qui sont innombrables, sont des arbres qui ont besoin d’humidité et poussent très vite et très haut avec branches de gros calibres, mais seulement dans la partie supérieure. En cas de sécheresse l’arbre cherche à se protéger. Il perd ses feuilles pour constituer un paillis à ses pieds afin de capter au maximum l’humidité. Il n’hésite pas non plus à se mutiler des plus grosses branches pour limiter ses besoins en eau. C’est pour cela qu’il est interdit de faire du camping dans une forêt d’eucalyptus. Il y a déjà eu des morts. Comme le matin nous traversons des zones de pénombre d’où s’élancent d’immense troncs blancs d’eucalyptus. Les fougères immenses sont aussi partout présentes. C’est vraiment une promenade dépaysante.

Une journée à Sydney

Pour cette journée à Sydney Bertrand est notre guide. Thao travaille. Nous prenons le train qui fait office de RER et de métro. il nous dépose au pied de notre hôtel où nous arrivons vers midi. La chambre est disponible ce qui permet de laisser les bagages avant de partir en ville. L’hôtel est juste en bordure de Hyde Park, vaste espace vert arboré en plein centre. La première impression en marchant dans les rues c’est qu’il faut lever la tête très haut pour voir le ciel dans cette forêt d’immeubles. Le bruit est partout. Certes il y a d’importants travaux de voiries pour la construction du tramway mais, en dehors de cela la circulation assez dense, les bruits de la rue et des sonorisations commerciales créent un fond sonore pas forcément agréable.

Au milieu des immeubles modernes des édifices anciens, architectures british pur sucre, comme la cathédrale anglicane St Andrew, l’hôtel de ville ou le Queen Victoria Building devenu une galerie commerciale du plus bel effet. Au plafond de celle-ci trône une superbe horloge d’un style particulier. Au-dessus d’une colonne accrochée au plafond l’horloge classique est équipée de cadran marquant date, heures et minutes. La trotteuse est constituée d’un bateau qui tourne autour de l’axe verticale de l’ensemble sur fond de mer peinte sur le décor. Plutôt original!

Nous poursuivons ensuite vers Darling Harbour, une des nombreuses criques de la baie de Sydney. Beaucoup d’ambiance dans ce coin de mer au milieu des buildings qui se veulent tous plus hauts les uns que les autres.

Les nombreux projets de construction ne sont pas en reste. En arrière plan la Sydney Tower semble à la manœuvre pour arbitrer le gigantisme. Malgré cela la balade sur le quai est bien agréable, l’ambiance cool. On embarque sur le ferry pour le simple plaisir de voir tout cela depuis la mer mais aussi de passer sous le fameux Harbourd Bridge et voir l’arrivée sur l’opéra de Sydney depuis la mer. Ces deux épisodes ne manquent pas de pittoresque. Le pont retient l’attention des ingénieurs qui sont à bord et la vue sur l’opéra l’attention de tout le monde. Le soleil est au-rendez vous de la photo, tout va bien.

Après débarquement et un petit tour dans le quartier de Rocks, le vieux Sydney au périmètre bien limité, on se repose au café de l’opéra à la fois au pied de l’opéra et au bord de la mer. Ambiance hyper décontractée et coolitude réglée au niveau max comme la bière dans les chopes. Comme on est sorti de la zone des immeubles la vue porte au loin et c’est bien agréable. Bertrand nous accompagne pour faire le tour de l’opéra avant d’aller rejoindre Thao à la gare pour le retour à Woonona. Nous nous séparons pour quelques jours en le remerciant vivement de leur accueil. Il nous engage à revenir vers notre hôtel en traversant le Botanic Garden ce que nous faisons bien volontiers.

En quelques instants nous passons de Syd Min à Syd Nat, de la ville minérale et bruyante au la ville nature avec des fleurs, un parc tranquille, bien aménagés, équipés de nombreux bancs pour se reposer, des arbres aux racines immenses et tout cela à l’écart du bruit. La même impression se prolonge pour la suite de notre marche vers la cathédrale Saint Marie (que  nous visiterons dans la fin de notre circuit) et Hyde Park où une mariée vient se faire photographier.

Dexu heures de repos à l’hôtel sont les bienvenues avant d’aller diner au 47° étage d’une tour que Bertrand nous a fait repérer dans l’après-midi. Dans ce restaurant circulaire panoramique on est installé face à la vue, sauf si on prend l’option Lobby Menu où on est assis face à un mur! On fait un tour complet en environ une heure trente ce qui sera la durée de notre séjour. Le concept est intéressant mais finalement de nuit la vue porte peu en dehors des lumières des immeubles qui sont des fenêtres ou des éclairages publicitaires. Bien sûr il y a un côté guirlandes de Noël sympathique mais peut-être que la vision diurne moins féérique est plus agréable. Nous profitons du moment et des deux passages devant le Harbour Bridge qui était juste devant notre table (enfin, l’inverse) quand on est arrivé. Quand nous rentrons à l’heure vers 22h30 les rues sont encore très animées.

Galerie de photos de l’opéra de Sydney

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Sur la côte dans la région de Woonona

Nous nous réveillons reposés. Le décalage horaire semble effacé, ce qui est plutôt étonnant. La deuxième bonne nouvelle c’est qu’il fait beau, grand soleil mais un peu frais. Bertrand et Thao qui nous accompagne nous emmènent à la découverte de la région et d’abord à un geyser marin du plus curieux effet. La mer a creusé une sorte de couloir dans laquelle elle s’engouffre par vagues successives. Un peu avant l’extrémité de ce couloir une ouverture s’est créée dans le plafond de sorte que l’eau est expulsée en geyser par un effet de compression de l’air bloqué dans la chambre au fond du couloir. C’est en quelque sorte un trampoline horizontal à eau. Certaines explosions projettent l’eau à plus de 10 mètres.

Nous allons ensuite voir un temple hindou, le plus important d’Australie, ce qui est inattendu pour nous.

Pendant que Bertrand et Thao se rendent à leur rendez-vous pour l’échographie on se promène sur le chemin du front de mer. C’est absolument magnifique et très agréable, vivifiant et reposant. Le vent souffle un peu mais il paraît que ce n’est rien comparé au vent habituel. La promenade est très bien aménagée, les bancs sont nombreux pour faire une pause. On rencontre de nombreuses personnes installées pour le pique-nique. L’ambiance est très décontractée sauf du côté des mouettes toujours prêtes à la bagarre pour un reste de nourriture.

Dans l’après-midi nous parcourons la route côtière ce qui permet de découvrir un « sublime lookout » du haut de 415 mètres de la colline avec une vue panoramique sur les plages de la côte. Tout cela dans un paysage verdoyant et des forêts d’eucalyptus. Bertrand a la bonne idée de me passer le volant ce qui me permet de me familiariser avec la conduite à gauche sur véhicule automatique pendant une cinquantaine de kilomètres. Expérience concluante;

Arrivée à Sydney

A 9 heures comme convenu le chauffeur se présente à l’hôtel. Surprise : c’est Ashok! Mais il a l’air de mauvais poil. Pas d’effusions ce matin. Il nous dépose sans problème à l’aéroport et a la chance de récupérer les quelques billets qui nous restaient. Sans perdre de temps on passe à l’enregistrement des bagages et on voit la machine administrative indienne dans toute sa splendeur s’exercer sur le passeport de Jean. Nos passeport sont examinés, scannés, vérifiés, pesés dans tous les sens. L’hôtesse finit par appeler un sous-chef qui appelle un chef, qui vient, qui regarde, demande le billet d’avion puis le visa pour l’Australie. Tout cela sans explication et pour ainsi dire sans nous regarder. On croit comprendre que ce qui leur pose problème c’est le trait d’union de Jean-Marie. Mais comme je suis entré avec, pas question de le laisser sur place. Finalement, tout cela s’arrange, sans explication. Je dois simplement signer ma carte d’embarquement sur laquelle le prénom inscrit est JEANMA.

Dans l’avion nous occupons une rangée centrale aux deux places coté couloir mais sans personne au milieu, soit trois sièges pour le prix de deux. En effet l’avion est loin d’être plein, disons rempli aux deux tiers.Quand nous quittons Delhi à 14 heures la nuit tombe sur Sydney.

La nuit est peu reposante; il est difficile de dormir. Vers 2 heures du matin (heure de Sydney) l’avion franchit l’équateur.

Nous arrivons à Sydney à 6h30, soit un peu en avance. Le jour se lève alors que la nuit recouvre encore la terre entière sauf les Amériques. La carte nocturne montre combien l’éclairage nocturne est un privilège européen et asiatique, surtout au Japon, et combien l’Afrique est plongée dans la nuit.

Bertrand n’est pas encore arrivé. On parvient à le prévenir par courriel et on se retrouve sans difficulté. Il nous entraîne dans un premier tour de découverte de Sydney après passage dans un centre commercial pour acheter une carte SIM et des cartes de transport. Il nous fait découvrir les plages de la baie de Sydney à Botany Bay d’abord pour une pause petit déjeuner puis à Bondi beach où nous marchons sur le sentier. Mais la pluie qui arrive nous contraint à abréger. On se rend ensuite à Watson Bay pour déjeuner d’un hamburger et comme la pluie ne cesse pas on prend le chemin de Woonona. La route est encombrée, la pluie redouble. La descente de la colline vers la mer se fait dans un brouillard à couper au couteau. Qui aurait imaginé cela pour notre arrivée en Australie ?

Excellent accueil de Thao qui s’est mise aux fourneaux pour nous confectionner des rouleaux de printemps. On se régale. Dans la journée nous avons eu quelques coups de fatigue mais dans l’ensemble on supporte bien. On ne se couche quand même pas trop tard.

Décalage horaire

Avec l’heure d’hiver, en Inde le décalage horaire est de +4h30. Quand il est 8h à Delhi il est 3h30 en France. Quand il est 19h en France il est 23h30 à Delhi.

De même en Australie, à Sydney ou Melbourne, le décalage horaire est de +10 heures. Curieusement, à Brisbane qui est pourtant plus à l’Est le décalage est seulement de +9 heures. Ce qui entraine les correspondances suivantes (base +10 heures) :

8 heures en France = 18 heures en Australie,

14 heures en France = minuit en Australie,

12 heures en Australie = 2 heures du matin en France.

A Brisbane le soleil se lève vers 5 heures et se couche vers 18 heures. Dans le secteur de Sydney et Melbourne c’est plutôt 6 heures / 19 heures.

Quand nous enverrons le soir, depuis l’hôtel, notre carnet de voyage du jour, disons vers 21 heures, il sera donc 11 heures du matin en France.