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Walcheren
La machine à carte bancaire de notre hébergeur étant en panne nous perdons du temps à trouver un distributeur de billets si bien qu’on arrive trop tard pour le bac à destination de Veere. Comme il faudrait attendre une heure pour le suivant nous renonçons. Dommage car par ce grand soleil la petite traversée aurait été sympathique. On se rattrape en dégustant une balade pédestre dans les rues anciennes et colorées de Veere.
Pour notre pique-nique nous choisissons une dune du côté de Dombourg avec une vue qui porte loin sur la mer, jusqu’aux champs d’éoliennes.

Nouvelle pause à Westkapelle. Les filles se reposent sur un banc face à la mer, les garçons arpentent le front de mer.
Puis c’est le retour par le tunnel sous l’Escaut et la route vers notre Nord.

Impressions de voyage
J’ai bien aimé la balade en bateau sur les canaux d’Amsterdam. C’était une occasion d’en apprendre plus sur la ville. J’ai aussi beaucoup aimé l’anecdote sur les maisons dansantes.
Simon
Une visite aux Pays-Bas est toujours très agréable. Parcourir Walcheren par grand soleil, comme ce fut notre cas, est un enchantement. Moi aussi j’ai bien aimé le tour en bateau. Mais surtout quatre jours avec notre équipe de petits-enfants, c’est mieux que tout !
Dady
Mon plaisir c’est de découvrir « un peu d’un pays » avec Bon Papa et nos petits-enfants. Chacun est resté très positif dans la tempête. Chacun a apporté sa bonne humeur pendant ces quelques jours. Un vrai bonheur !
Bonne-Maman
Gouda et le delta
Vers 9 heures nous prenons la route vers Gouda pour assister au marché du fromage. Sur la route les dégâts occasionnés par la tempête sont visibles ; le sol est couvert de débris de branches, de feuilles et, de temps en temps, nous découvrons un arbre au sol.
Le marché aux fromages est en pleine activité quand nous arrivons.

De véritables discussions commerciales entre producteurs et acheteurs se mêlent aux animations purement touristiques pour former un ensemble agréable au milieu duquel nous déambulons longuement. Les photographes se régalent.
Poursuivant notre chemin en direction de la mer nous longeons le port de Rotterdam avant d’atteindre les premières plages. L’occasion d’un bref arrêt pour découvrir le littoral du sommet de la dune. Puis c’est la route vers les grands barrages du plan Delta qui contrôlent le niveau de la mer.

Ouvrages gigantesques qui méritent un arrêt avant d’atteindre la presqu’île de Walcheren, au caractère très champêtre. En une journée nous avons ainsi traversé des paysages contrastés, depuis la zone hyper urbanisée d’Amsterdam, le territoire agricole autour de Gouda, la zone industrielle du port de Rotterdam avec ses quais, ses portiques et ses installations industrielles, les grands barrages, pour terminer dans la bucolique Walcheren.
Notre hébergement du soir est un gîte installé dans une ancienne maison de maréchal-ferrant à Kamperland.
Pour finir en beauté la journée nous allons passer la soirée à Zierikzee, joli petit village de pêcheurs dont certains édifices remontent au XI° siècle. Temps superbe, ruelles pittoresques, repas agréable sur la terrasse d’un restaurant de la Grand-Place.

Amsterdam
Au lever, vers 7 heures, le temps est couvert, avec un léger crachin breton. Quand nous descendons pour le petit déjeuner il commence à pleuvoir sérieusement : pas de chance pour la déambulation à pied à dix heures dans le quartier juif !
A 8 heures 30 quand nous mettons le nez dehors c’est carrément un déluge qui tombe avec un fort vent. Après hésitation nous nous lançons vers la station de tramway. Nous avons à peine traversé la rue que nous sommes trempés de la tête aux pieds. Tant bien que mal nous atteignons la station de tramway, lequel a la bonne idée d’arriver presque immédiatement. Ouf, au sec ! Le trajet commence mais au bout de quelques stations nous sommes bloqués par un tramway immobilisé devant nous qui empêche d’avancer. Moment de flottement, que faire ? A ce moment tous les téléphones présents dans le tramway se mettent à sonner : alerte rouge, une forte tempêtes est en train de s’abattre sur Amsterdam. Annonce du conducteur : impossible d’avancer plus loin. Tout le monde doit descendre, sous la pluie battante. Nous discutons entre nous. On ne sait pas où on est, il n’y a plus de tramway, on n’a aucune idée de ce qu’il faut faire. Nous ayant entendu, une dame nous indique, en français, qu’il faut prendre le bus 118 qui arrive et aller jusqu’à la gare centrale. D’accord. Evidemment tous les passagers ont la même idée. Faire rentrer un tramway complet dans un bus qui n’est pas vide n’est pas simple, on y arrive quand même !
Nous voilà à la gare centrale d’Amsterdam, transformée en refuge pour passagers à la dérive. Les gens sont partout, assis à même le sol, attendant la suite, dans une ambiance plutôt bon enfant. Nous apprenons que tous les transports de surface sont à l’arrêt, seul le métro fonctionne. On tente d’aller à notre lieu de rendez-vous, grâce au métro, pour savoir ce qui se passe. Quand nous arrivons sur place un courriel nous annonce que tout est annulé et que nous serons remboursés.

Retour à la gare centrale, et plus précisément à la galerie marchande, pour faire l’acquisition d’un vêtement chaud pour Solène qui avait décidé de voyager léger, mode vestimentaire peut compatible avec la tournure du temps.
Après vérification par téléphone que le circuit en bateau est maintenu, car en effet la tempête est en train de se calmer en cette fin de matinée, nous prenons la dernière ligne de métro encore en service pour nous rapprocher de l’embarcadère.
Sur notre route nous faisons la pause repas dans un restaurant italien dont Émilie a apprécié la table lors d’un premier passage à Amsterdam.

Quand nous arrivons à l’embarcadère qui nous avait été indiqué c’est pour apprendre que le point d’embarquement, en raison de la tempête, est reporté à proximité… de la gare centrale ! Que nous rejoignons à pied en longeant les canaux ce qui nous donne la mesure des dégâts : arbres couchés dans l’eau ou tombés sur des véhicules en stationnement.
Le circuit en bateau donne un beau coup d’œil sur la ville et certaines curiosités, architecturales notamment.

Beaucoup d’entre nous apprécient l’architecture des maisons anciennes d’Amsterdam, en particulier les superbes façades.

Bien entendu le circuit que nous avions ensuite prévu avec le tramway numéro 2 qui permet de découvrir les principaux monuments de la ville tombe à l’eau, si on peut dire, puisque les transports en commun de surface sont interrompus. Nous décidons d’une marche à pied sur une partie de l’itinéraire. Après passage au magasin Lego nous parcourons le béguinage puis les rues piétonnes du centre et les quais de canaux.

Retour à la gare centrale par le dernier métro en service. Car faute de tramway pour le retour à l’hôtel il ne reste que l’option taxi dont nous avions repéré la station près de la gare le matin. Sans problème nous trouvons un taxi qui nous prend tous les sept. La sortie de ville se fait sans difficulté, par contre la voie en direction du centre-ville est saturée. Notre chauffeur a du souci à se faire pour revenir à la station !
Après cette journée d’aventures, un bon repos dans un restaurant turc proche de l’hôtel.
Les moulins de Kinderdijk
A 10 heures Bonne Maman et Bon Papa accompagnés de Jean-Baptiste et Simon, venus passer la nuit à Lompret, nous retrouvons à Lomme Clotilde, Emilie et Solène. L’équipe est prête pour le départ !

Notre route vers Kinderdijk se complique un peu autour d’Anvers à cause de travaux sur le périphérique et l’absence de signalisation. Nous atteignons les moulins vers 13 heures pour un pique-nique bienvenu suivi d’une agréable promenade à pied pour admirer les moulins.

Dix-neuf magnifiques moulins, construits vers 1740, se dressent ici dans le cadre d’un système étendu de gestion de l’eau destiné à prévenir les inondations. C’est l’ensemble le mieux conservé du pays.

Notre route vers Amsterdam traverse des zones fortement urbanisées à la différence du paysage de la matinée, vert et agricole.
Après notre installation à l’hôtel nous partons en repérage pour le lendemain : achat des cartes de transport, localisation de la station de tramway à deux cents mètres de l’hôtel. La journée de demain s’annonce bien ! Nous terminons par un bon repas dans un petit restaurant sympa. L’orage possible annoncé par la météo n’est finalement pas venu, le temps est agréable…
Découverte des Pays-Bas
Les moulins de Kinderdijk – 4 juillet https://www.delahais.org/kinderdijk/
Amsterdam – 5 juillet https://www.delahais.org/amsterdam/
Gouda et le delta – 6 juillet https://www.delahais.org/gouda-et-le-delta/
Le presqu’île de Walcheren – 7 juillet https://www.delahais.org/walcheren/
Les forçats de la pierre
Abbayes et châteaux sont fascinants, chacun à leur manière. Architecture inspirée ou murailles imposantes, sculptures raffinées ou pierres massives, dressés fièrement en des lieux exceptionnels, ces édifices n’ont pu exister que par le travail de forçat de ces hommes qui les édifièrent.

Montségur

Abbaye de Fontfroide

Château de Queribus

Abbaye Saint Martin du Canigou

Château de Montségur
Détente en Cerdagne
La Cerdagne est un territoire propice à la détente et au farniente. On apprécie.

Paisible Cerdagne
La Cerdagne est cette région de haut plateau devenue française par le traité de Pyrénées en 1659 avec la particularité qu’elle contient une ville restée espagnole, enclavée dans le département français des Pyrénées Orientales et une route neutre qui la relie à l’Espagne. Pour la situer en référence à des lieux connus, la Cerdagne se situe entre Font-Romeu, au Nord, et Bourg-Madame, au Sud, à la frontière espagnole là où se termine la RN 20.
On atteint le Cerdagne par la route après avoir gravi la montagne et on débouche sur une sorte de plateau entre 1200 et 1500 mètres. Changement de paysage! A la montagne abrupte et aux vallées resserrées succède un territoire paisible.
L’air pur de l’altitude donne une luminosité particulière et des tons nuancés à ces paysages de nature.

Le paysage, souvent très étendu, offre une grande palette de nuances de couleurs.

Dès qu’on s’éloigne de la seule grande route qui traverse la contrée on est dans le calme le plus absolu. La Cerdagne est un univers paisible, fait pour le repos et la contemplation.
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Châteaux forts et abbayes
Les châteaux forts et les abbayes sont nombreux dans les Pyrénées de l’Est, chacun dans son style. Mais finalement ces deux types de construction sont-ils si différents ? Quels sont leurs points communs ?

Château d’Aguilar
Ils sont tous de la même époque, autour du XI° ou XII° siècle. On commence à parler de Peyrepertuse et de Queribus en 1020, de Fontfroide en 1093 pour ne citer que les plus célèbres. Ensuite chacun a traversé le temps avec des fortunes diverses et des restaurations distinctes. Fontfroide ne résistera pas à la Révolution d’abord, aux lois lois anti-congrégationnistes de la Troisième République au début du XXe siècle ensuite. Quéribus tombe dans l’abandon à partir du XVIII° siècle et ne sera restauré qu’à partir de 1950. L’histoire est à peu près la même pour Peyrepertuse. L’abbaye Saint Martin du Canigou commença à décliner un siècle après sa fondation, largement détruite par le tremblement de terre de 1428 en Catalogne, abandonnée à la Révolution. L’évêque de Perpignan entreprit de commencer à la restaurer en 1902. Elle est de nouveau habitée par une communauté.

Saint Martin du Canigou
Les raisons du choix des lieux de construction sont radicalement différentes. Les châteaux forts ont évidemment une visée stratégique, en un lieu élevé pour surveiller le territoire et contrôler les accès. Ils sont construits sur des promontoires ou des crêtes et souvent se fondent avec le paysage. Souvent, en arrivant, de loin, on les confond avec la montagne. La logistique de construction doit s’adapter à la géographie du lieu. C’est ainsi qu’un château doit comporter au moins une citerne pour recueillir l’eau de pluie, seule alimentation possible en eau pour la garnison. Les toits seront donc nombreux et, si possible, de grande surface. Une logique similaire préside au choix du lieu d’implantation d’une abbaye: ce sera près d’un point d’eau. Ainsi, à Fontfroide, ce sera la « fontaine fraîche » qui donnera son nom à l’abbaye. Parfois l’abbaye s’installe à côté d’une première chapelle ou église dédiée à un saint local.
Châteaux-forts et abbayes sont construits en pierre. Quelles différence de résultat pour un même matériau. La difficulté de construction n’était pas la même pour un château sur un promontoire à 700 mètres d’altitude ou une abbaye dans la plaine de Narbonne. La vocation des édifices éclate dans le travail de la pierre, pierre généralement brute dans les châteaux malgré quelques exceptions, pierre travaillée et sculptée dans les abbayes.


Cloître du Prieuré de Serrabonna
Un autre point de comparaison mérite d’être souligné. Il s’agit des escaliers. Tous les visiteurs vous le diront: il est beaucoup plus facile de monter un escalier d’abbaye qu’un escalier de château fort. La raison est que chacun d’eux a une fonction différente. L’escalier qui mène à un château fort, situé sur un escarpement ou un sommet, est le seul moyen d’accès praticable. Il faut donc le rendre le plus difficile possible afin que tout assaillant soit retardé dans sa progression et qu’il puisse être vu le plus possible par les guetteurs du château. L’escalier de Quéribus est un bon exemple. Les marches sont inégales, il tourne sans cesse, il passe sous les remparts. Puis ensuite à l’intérieur des remparts il redevient rectiligne.
