Pour notre promenade de la journée en bateau sur la caldeira un soleil étincelant nous accompagne. Comme le petit vent est frais on se sent bien.
Le circuit est classique. On navigue sur un bateau de 10 mètres environ où il n’y a guère qu’une trentaine de personnes.

On peut facilement se trouver une belle place et en changer selon le paysage.

On embarque au port d’Athinios, après avoir dévalé les 350 mètres de dénivelé (info du guide) par les lacets que nous avons emprunté s dimanche. Le premier arrêt est sur l’île du volcan, Nea Kameini (la « nouvelle bouilloire » selon les indications de notre guide, très sympathique avec certains mots de vocabulaire un peu décalés ce qui en fait le charme). Blocs de lave très noire, parois rouges ferrugineuses, fumerolles soufrées, l’île à tous les attributs d’un vrai volcan.

Dernière manifestation en 1956, dont les effets catastrophique (60 morts, 80% des maisons de Thira détruites) sont davantage dus au tremblement de terre qu’à l’éruption. A quelque chose malheur est bon. La reconstruction a attiré les investisseurs et les touristes (2 millions par an aujourd’hui, sans compter les mariées chinoises). Du haut du sommet, altitude 240 mètres,

on a la vue à 360° sur la caldeira.

A proximité se trouvent des sources chargées en fer et en soufre. Ces sources sont « chaudes », c’est-à-dire, selon notre guide, entre 17 et 25°. A leur retour les quelques téméraires qui ont profité de la baignade confirment: l’eau n’était pas vraiment « chaude » mais ça leur a plu.
Nous poursuivons vers Thirassia, l’île des pécheurs, qui ferme la caldeira à l’ouest. Pause agréable pour le repas. Nous nous régalons de brochettes de poulet, succulentes.

Le long des maisons de la berge nous découvrons le plus joli moulin que nous ayons vu à Santorin.

La dernière partie de la promenade consiste à rejoindre la cote au port de Oia puis à longer toutes les falaises jusqu’à Athinios. Le spectacle est époustouflant, car en début d’après-midi le soleil éclaire les falaises

et les villages qui y sont accrochés,

entre le bleu profond et ondulant de la mer et le bleu impeccable du ciel. On s’en met plein les mirettes. On ne s’en lasse pas.

Mais comme les bonnes choses ont aussi une fin nous voici de retour à l’hôtel. Comme on en redemande on décide d’aller voir le coucher de soleil à Imerovigli. En 12 km nous y sommes et on se dirige vers la plateforme sur la façade d’une église que nous avons vue à plusieurs reprises. J’allais dire « c’est l’église de la mariée chinoise », mais, en réalité, ce n’est pas un critère très précis. Nous sommes sur un promontoire face à la mer. On ne peut rêver meilleure place. On voit également le jeu de la lumière sur les façades des maisons: sublime!


Nous ne sommes pas seuls mais ce n’est pas la bousculade. Ensuite il n’y a plus qu’à attendre et laisser se dérouler le spectacle grandiose.

Le soleil termine encore aujourd’hui sa course dans la mer sous les applaudissements.

Quelqu’un indique que c’est le plus beau coucher de soleil au monde. Avec Marie on se regarde: pas du tout, le plus beau coucher de soleil au monde c’est à Labuanbajo, dans l’île de Florès, en Indonésie. Et nous l’avons vu deux soirs de suite.