Les ruines de Djemila

Non loin de Sétif, le site de Djemila abrite les ruines d’une cité antique romaine du début de notre ère classée au patrimoine de l’Unesco. Aussi étonnant que cela puisse paraître une faible partie du site a été exploré.On y retrouve les éléments caractéristiques des villes antiques romaines, en particulier le Cardo Maximus, la grande artère commerçante.
Dans le musée a été rassemblée une incroyable collection de mosaïques dont la précision du dessin est remarquable.

On y trouve également une des plus anciennes représentation des symboles chrétiens : le poisson, la croix et la colombe (pour l’Esprit Saint).

Mais à Djemila il n’y a pas que des ruines !

Les ponts de Constantine

En quittant Skikda commence la lente montée vers le col qui marque l’entrée dans le territoire de Constantine. Le paysage est verdoyant et boisé. La route est magnifique, sans rapport avec celle que nous avons connue… Sur l’autre versant la nature change: moins de végétation, terre plus aride et rocheuse.

La mosquée Émir Abdelkader, construite dans les années 90, est désormais l’attraction de Constantine avec ses minarets à plus de 100 mètres et une capacité de près de 20 000 fidèles.

Mais le site emblématique de Constantine c’est les gorges du Ruhmel et ses ponts impressionnants.

Nous avions parcouru ce site avec nos visiteurs à l’époque de notre séjour, en particulier c Mamie et Bon Papa.

Maisons et escaliers

Les villages de Santorin sont principalement bâtis sur des collines ou sur la falaise de la caldeira (Fira, Firostefani, Imerovigli, Oia) qui surplombe la mer d’un a-pic de 200 à 300 mètres. Autant dire qu’il y a des escaliers partout et que les maisons se chevauchent dans un désordre qui est un mystère pour le visiteur.

Ce qui donne des panorama extraordinaires,

sensibles aux nuances de la lumière au coucher du soleil, comme ces deux vues d’Imerovigli (point le plus haut de la falaise).

Partout les villages sont éclatants de lumière avec les murs blancs impeccables, le ton bleu des volets, des portes, des clochers et des dômes

et le gris qui marque le relief des escaliers.

Au cœur des villages de l’intérieur nous avons vu ces escaliers improbables

qu’il faut gravir avec agilité et prudence…

Que dire de ces ruelles étroites ?

On pense simplement aux déménageurs, pompiers, corbillards, livreurs en tout genre… Mais parfois au détour d’une de ces ruelles on arrive à un café aussi minuscule que merveilleux dont les chaises débordent sur la ruelle.

Une terrasse fleurie dominant la caldeira : quel spectacle !

Un escalier ombré plongeant vers la mer, comme une invitation au voyage…

Les églises de Santorin

Selon un adage populaire, il y aurait plus d’églises que de maisons à Santorin. Ce n’est bien sûr pas vrai. Certains affirment qu’il y en aurait plus de 365, de quoi changer tous les jours de l’année, ce qui n’est pas impossible. Quel que soit le nombre, cette abondance a une origine : l’occupation ottomane pendant 4 siècles. Pendant cette période de domination les autochtones se mirent à construire des églises, la plupart très petites, pour affirmer qu’ils n’étaient ni turcs ni musulmans. Construire une église revenait à affirmer son hellénisme et sa foi orthodoxe. C’est la raison pour laquelle beaucoup de ces églises sont privées, construites sur le terrain d’un particulier, dans laquelle on ne peut entrer sauf le jour de la fête du saint auquel l’église est dédiée. Avantage du relief de collines et de falaises: on les voit de partout. Les Turcs en avaient plein la vue.A Santorin on dirait effectivement qu’il n’y a que des églises et des clochers. C’est réellement impressionnant. 

Quand on dit « église de Santorin » surgit immédiatement l’image d’une coupole bleue, des murs blancs, du clocher découpé où s’accrochent plusieurs rangées de cloches avec, si possible, en arrière-plan, le bleu de la mer.

C’est bien cela qu’on découvre en parcourant l’île.

Une église « privée » :

Des églises du village de Pyrgos :

Une église d’Emporiou :

Une église « privée » auprès de laquelle nous avons pique-niqué. Attenante à l’église se trouve une petite habitation et devant l’église une terrasse avec des murets en forme de bancs.

Une église enchâssée dans les maisons sur la falaise suffit à créer un cadre enchanteur.

ou encore

Contrairement à ce que nous pensions toutes les églises ne sont pas en bleu et blanc. Voici par exemple cette église de Oia dont les murs sont de couleur ocre.

Mais à quelques dizaines de mètres on retrouve cette autre église aux couleurs « classiques », avec son inévitable « mariée » prenant la pose.

Dans cette église de Fira le bleu a complétement disparu.

Cette église avec son clocher rose n’est pas mal non plus.

Autre variante

Très souvent les clochers sont construits à côté de l’église proprement dite

ou carrément sur le dôme d’une maison voisine.

On a même vu un clocher en arcade au-dessus d’une rue.

En terminant cette revue des églises et des clochers signalons la question qu’il ne faut pas surtout pas poser quand on arrive dans un village : « Où se trouve LA vieille église ». Regard effaré de l’interlocuteur grec qui ne peut absolument pas répondre à une telle question: « Il y a beaucoup d’églises ici! ».

Santorin insolite

Santorin ce n’est pas seulement la beauté des paysages, des lumières et des couleurs. C’est aussi plein de rencontres insolites.

Milou de Megalochori

L’industrie de la photo romantique tourne à plein. Grâce aux mariées chinoises,

certaine sur un toit,

mais pas seulement.

Santorin ne serait rien sans les ânes qui ont été les premiers à transporter tout, bien avant l’automobile.

On prétend qu’à Santorin il y a plus d’ânes que d’habitants. On en voit encore dans les champs mais beaucoup font le taxi pour touristes dans les endroits difficiles comme la remontée des 588 marches du port, où arrivent les navettes qui vont chercher les croisiéristes des navires qui mouillent dans la caldeira, jusqu’au sommet de la falaise de Fira.

Alors un âne ça fait aussi rêver…

Les chats sont aussi un peu les mascottes.

On en voit partout.

Mais la sieste semble une activité prisée.

D’ailleurs la sieste à Santorin c’est sacrée. Elle est même inscrite dans le règlement de la piscine de notre hôtel.

Les églises sont nombreuses, certaines très petites. On dit qu’il y aurait plus d’églises que de maisons. Les églises ont une coupole où certains s’aventurent. Les maisons des villages, séparées par des ruelles étroites, ont des toits en terrasse dont certains on fait leur terrain de jeu.

Et puis il ne faut pas faire n’importe quoi sinon on ne sent plus chez soi.

Allez, bienvenue à Santorin!

Journée en bateau dans la caldeira.

Pour notre promenade de la journée en bateau sur la caldeira un soleil étincelant nous accompagne. Comme le petit vent est frais on se sent bien.

Le circuit est classique. On navigue sur un bateau de 10 mètres environ où il n’y a guère qu’une trentaine de personnes.

On peut facilement se trouver une belle place et en changer selon le paysage.

On embarque au port d’Athinios, après avoir dévalé les 350 mètres de dénivelé (info du guide) par les lacets que nous avons emprunté s dimanche. Le premier arrêt est sur l’île du volcan, Nea Kameini (la « nouvelle bouilloire » selon les indications de notre guide, très sympathique avec certains mots de vocabulaire un peu décalés ce qui en fait le charme). Blocs de lave très noire, parois rouges ferrugineuses, fumerolles soufrées, l’île à tous les attributs d’un vrai volcan.

Dernière manifestation en 1956, dont les effets catastrophique (60 morts, 80% des maisons de Thira détruites) sont davantage dus au tremblement de terre qu’à l’éruption. A quelque chose malheur est bon. La reconstruction a attiré les investisseurs et les touristes (2 millions par an aujourd’hui, sans compter les mariées chinoises). Du haut du sommet, altitude 240 mètres,

on a la vue à 360° sur la caldeira.

A proximité se trouvent des sources chargées en fer et en soufre. Ces sources sont « chaudes », c’est-à-dire, selon notre guide, entre 17 et 25°. A leur retour les quelques téméraires qui ont profité de la baignade confirment: l’eau n’était pas vraiment « chaude » mais ça leur a plu.

Nous poursuivons vers Thirassia, l’île des pécheurs, qui ferme la caldeira à l’ouest. Pause agréable pour le repas. Nous nous régalons de brochettes de poulet, succulentes.

Le long des maisons de la berge nous découvrons le plus joli moulin que nous ayons vu à Santorin.

La dernière partie de la promenade consiste à rejoindre la cote au port de Oia puis à longer toutes les falaises jusqu’à Athinios. Le spectacle est époustouflant, car en début d’après-midi le soleil éclaire les falaises

et les villages qui y sont accrochés,

entre le bleu profond et ondulant de la mer et le bleu impeccable du ciel. On s’en met plein les mirettes. On ne s’en lasse pas.

Mais comme les bonnes choses ont aussi une fin nous voici de retour à l’hôtel. Comme on en redemande on décide d’aller voir le coucher de soleil à Imerovigli. En 12 km nous y sommes et on se dirige vers la plateforme sur la façade d’une église que nous avons vue à plusieurs reprises. J’allais dire « c’est l’église de la mariée chinoise », mais, en réalité, ce n’est pas un critère très précis. Nous sommes sur un promontoire face à la mer. On ne peut rêver meilleure place. On voit également le jeu de la lumière sur les façades des maisons: sublime!

 

Nous ne sommes pas seuls mais ce n’est pas la bousculade. Ensuite il n’y a plus qu’à attendre et laisser se dérouler le spectacle grandiose.

Le soleil termine encore aujourd’hui sa course dans la mer sous les applaudissements.

Quelqu’un indique que c’est le plus beau coucher de soleil au monde. Avec Marie on se regarde: pas du tout, le plus beau coucher de soleil au monde c’est à Labuanbajo, dans l’île de Florès, en Indonésie. Et nous l’avons vu deux soirs de suite.

 

 

Les moulins de Santorin

La silhouette d’un moulin est toujours présente dans le paysage, partout dans l’île. Souvent ce n’est plus que la tour, en plus ou moins bon état, qui a perdu ses ailes. On la voit se découper sur la pente d’une colline, comme par exemple à Akrotiri.

Parfois on le trouve au beau milieu d’un village, transformé en bar ou restaurant comme ici à Fira.

Tel autre, dans la campagne, est devenu chambre d’hôtes, à proximité de Pyrgos.

Finalement nous avons vu deux moulins particulièrement bien conservés. Le premier sur la falaise, à l’entrée d’Akrotiri, en partie restauré,

le second dans le port de l’île de Therassia. Ses ailes tournaient.

Le présence des moulins sur l’île est étonnante puisqu’il n’y a aucun champ de céréales, tout au plus quelques oliveraies.

Les villages de l’intérieur

Déception au réveil : quelques nuages et quelques gouttes d’eau. Mais avant qu’on ait pu le dire c’est déjà arrêté!

Nous débutons cette journée consacrée aux villages de l’intérieur par une descente au port d’Athinios, là où arrive les ferries. « Descente » est le bon mot, car la route dégringole en une dizaine de lacets de quelques 200 mètres, mais la conduite est aisée car la route est large et les virages bien dessinés.

Du port la vue est splendide sur la caldeira et les falaises.

La tournée des villages commence à Megalachori véritable petit écrin de ruelles et d’églises. L’une d’entre elle a tout simplement installé son clocher en arcade au-dessus de la rue principale.

C’est un vrai plaisir de déambuler dans le village et un plaisir pour les yeux car tout est d’une propreté exemplaire. Cerise sur le gâteau, il y a peu de touristes en dehors d’un groupe d’asiatiques qui débarquent quand nous partons vers notre étape suivante.

Ce sera Pyrgos, réputé pour être un des plus beaux villages de l’île. Par des ruelles qui tortillent on progresse vers la citadelle qui domine au sommet et d’où la vue est très étendue car Pyrgos est construit sur une colline. Comme toujours c’est une symphonie de couleurs en bleu et blanc, en ombres et en lumières. Mais Pyrgos figure sur les programmes de tours-opérateurs et on ne peut pas dire que ce soit très paisible. Y stationner n’est pas une mince affaire. Nous apprécions le village plus pour le site général que pour le plaisir d’y flâner.

Comme l’heure du pique-nique arrive on se trouve un endroit idéal : le banc de pierre du parvis d’une toute petite église dédiée à St Marc, sur le route du monastère du prophète Elias. L’endroit est génial : grand soleil et climatisation par le vent marin du sud.

Notre troisième village c’est Emporio. Franchement on se savait pas que cela pouvait exister et pourtant on l’a vu! D’abord on commence par une pause café frappé, spécialité de l’aubergiste en face de l’église principale. Le bistrotier est à lui seul un véritable folklore ambulant qui assure un service impeccable avec des onctuosités souriantes et des ustensiles d’un autre temps qui sont un vrai régal.

Après une pause pareille on est en pleine forme pour découvrir la vieille ville, c’est à dire monter au sommet de la citadelle.

On découvre alors un labyrinthe de ruelles sinueuses et étroites d’où on accède aux maisons par des escaliers improbables dont on se demande comment ils ont vu passer armoires et frigidaires…

Ici certains murs sont ocre clair ce qui apporte une tonalité particulière vue nulle part ailleurs.

On n’en finit pas de se délecter de ces couleurs et de ces ombres mises en valeur par un ciel merveilleusement bleu.

Les cartes postales ne sont pas loin. Ou plutôt si : les cartes postales sont bien loin de restituer ce que nous voyons.

Il faut se résoudre à poursuivre, fouler le bord de mer avec ses plages de sable noir – nous sommes en pays de volcans – et revenir au phare d’Akrotiri juste à temps pour voir le soleil se coucher en pleine mer cette fois.