Départ matinal à 7h30 pour la découverte de la forêt tropicale (rain forest). Pour cela nous quittons Brisbane par la MotorWay M1, celle qui longe toute la côte et que nous retrouverons à Melbourne pour aller vers la Grande Route Océane. Tout le paysage traversé est verdoyant, avec des étendues de prairies, de jardins puis de forêts.
Au loin nous apercevons les buildings de Gold Coast qui est à la fois la côte DU paradis du surf et une ville de 900 000 habitants. Le grand Brisbane en compte 3,6 millions.
Le premier contact avec la forêt tropicale est pour voir Natural Bridge, une cascade près d’une arche de rocher que ce petit cours d’eau a creusé au cours des millénaires.
Impressionnant! Le site est intéressant de Natural Bridge mais la marche d’accès, une vingtaine de minutes, est surtout un prétexte à découvrir la forêt tropicale. Pour notre venue c’est le grand soleil. Mais parfois la visite se fait sous la pluie. Le guide nous raconte qu’un jour un touriste se plaignait de la pluie trop abondante. Ce n’est pas pour rien qu’on dit « rain forest » lui répondit-il.
Comment décrire ce qu’est cette forêt ? La première impression est sans doute l’obscurité.
A cause de la taille impressionnante des arbres – plusieurs dizaines de mètres, difficile à estimer, mais sans doute pas moins de 30 mètres – et de la densité la lumière parvient peu jusqu’au sol.
C’est d’ailleurs cela qui fait exister la canopée, la vie à la lumière au sommet des troncs. Les photos sont difficiles à faire. Il n’y a pas de recul. La capture de la lumière est délicate : le premier plan, forcément au niveau des troncs, contraste avec l’arrière-plan, proche de la cime des arbres éloignés, donc éclairé.
Comme en plus il faut avancer pour suivre la colonne il n’y a pas beaucoup de temps pour faire les réglages. Autre impression marquante : les odeurs, indéfinissables mais parfois très fortes et pas désagréables du tout. Enfin le bruit, celui des oiseaux
mais tous les autres bruits inconnus venant sans doute du côté des grenouilles et des criquets, au sens large. C’est un environnement largement envoûtant.
Avant le repas nous visitons la caverne des vers luisants. Curiosité certes mais je ne comprends pas grand chose aux explications parce que le vocabulaire est un peu particulier. Ensuite la guide parle trop vite et la grotte renvoi un écho qui me gêne pour entendre. Bon, c’est intéressant mais heureusement qu’on n’a pas fait le détour rien que pour cela.
Dans l’après-midi nous descendons jusqu’à une cascade du parc de Tamborine qui se trouve en bordure de l’immense caldeira (60 km de diamètre). Même remarque: celle-là n’a rien d’exceptionnel, on en a vu de plus spectaculaire.
Mais, encore une fois, ce qui compte c’est le chemin d’approche à travers la « rain forest », la forêt tropicale humide. Le guide nous explique que les eucalyptus, qui sont innombrables, sont des arbres qui ont besoin d’humidité et poussent très vite et très haut avec branches de gros calibres, mais seulement dans la partie supérieure.
En cas de sécheresse l’arbre cherche à se protéger. Il perd ses feuilles pour constituer un paillis à ses pieds afin de capter au maximum l’humidité. Il n’hésite pas non plus à se mutiler des plus grosses branches pour limiter ses besoins en eau. C’est pour cela qu’il est interdit de faire du camping dans une forêt d’eucalyptus. Il y a déjà eu des morts. Comme le matin nous traversons des zones de pénombre d’où s’élancent d’immense troncs blancs d’eucalyptus. Les fougères immenses sont aussi partout présentes.
C’est vraiment une promenade dépaysante.