Santiago, Oviedo: quel contraste entre les deux vieilles villes !
Santiago d’abord puisque c’est là que notre voyage a commencé. C’est un roc, une armada dont la cathédrale serait le navire amiral. La force à l’état pur, habillée de ce granit sombre qu’on retrouve partout du sol au plafond en quelque sorte puisqu’il habille le sol avec les dalles immenses des rues et des places,

les murs des maisons de la vieille ville

et le ciel avec les flèches de la cathédrale

au milieu desquelles Saint Jacques surveille l’horizon.

Indestructible et éternel Santiago qui a franchi des siècles et des siècles et attire toujours et toujours les pèlerins venus du monde entier. La foule se presse dans les rues et sur les places, dans le calme.

L’unité de teinte, par grand soleil ou par grande pluie comme aujourd’hui, fédère la ville bien plus qu’elle ne la rend ni austère ni sévère.
Ensuite Oviedo notre second étape. La vieille ville d’Oviedo est au contraire colorée et chantante.

La couleur chaude de la pierre qui habille le centre historique est le liant de ce dédale de ruelles qui invitent à la déambulation la foule que l’on y voit nombreuse.

Oviedo propose un festival coloré de façades pittoresques sur des places aux dalles multicolores.

Les couleurs des matériaux se mêlent harmonieusement entre la pierre ocre des murs et le sol marbré aux reflets roses, encore plus marqués sous la pluie.

Bien sûr les bâtisseurs de chaque cité se sont tournés vers les matériaux de construction se trouvant à proximité. Ce n’étaient pas les mêmes, ici et là. Étonnant de constater comme la pierre peut façonner le monde.

A Santiago.

A Oviedo.