Nous commençons cette deuxième journée à Tlemcen par une visite au marché de rue. Et nous démarrons par une activité qu’on ne voit pas souvent: le coin des écrivains de rue!

Ils sont alignés sur le trottoir, attendant le client qui se fait encore rare à cette heure matinale. Alors que sur chaque table on voit un bloc de feuilles de papier et un crayon l’un d’entre eux fait preuve d’un modernisme certain en disposant d’une robuste machine à écrire datant du siècle dernier.

Le marché s’étend dans une rue étroite au milieu de laquelle les tables de vendeurs ont été installées avec de part et d’autre de la rue les échoppes des marchands.

Bien que Tlemcen soit une grande ville, on sent à la tenue des femmes qu’on est dans un environnement beaucoup plus traditionnel que celui des villes précédemment visitées. Les femmes intégralement voilées ne sont pas rares.

Une observation faite un peu partout, dans les boutiques et sur les marchés: l’abondance des produits de la terre de belle qualité et en grande variété que ce soit les légumes

ou les fruits.

Pour les livraisons, pas de problème, le livreur à quatre pattes passe partout.

Pour la séquence patrimoine de la journée nous visitons, à la périphérie, la grotte de Beni Add qui est réellement très spectaculaire. La voûte de la salle principale culmine à 57 mètres. On est frappé par l’extrême élégance des dessins naturels, fruits des mélanges entre stalactites et stalagmites.

Dernier volet culturel avec la visite du mausolée de l’une des principales figures du soufisme au Maghreb, le saint patron de Tlemcen, Sidi Boumediène.

Comme il fait chaud et que Jean est en short il doit faire comme les femmes et revêtir une grande robe, courtoisement mise à disposition par le gardien du lieu qui ne plaisante vraiment pas sur cette question.

Pour nous changer les idées, à la sortie du site, une femme nous initie à l’art de la préparation des galettes de semoule.
