Oran, surnommée « la radieuse », est la deuxième ville du pays, au bord de la Méditerranée. Pour nous c’est la dernière étape de notre voyage et, malheureusement, le jour le plus embrumé, ce qui nous privera du fameux coup d’œil sur la baie depuis la colline de Santa Cruz qu’on aperçoit de partout en arrivant à Oran.

Notre premier contact avec la ville est pour les arènes, espace mythique de la période coloniale qui tend à retrouver une seconde vie depuis quelques années. Il peut accueillir jusqu’à 15 000 personnes sur ses gradins. Nous sommes les seuls visiteurs, perdus dans cette immensité (Marie assise à droite).

La gare d’Oran est un superbe bâtiment de style néo-mauresque, datant du début du 20ème, son aspect extérieur est celui d’une mosquée, où l’horloge a la forme d’un minaret. La décoration intérieure est superbe.

Le centre-ville de l’époque coloniale présente de superbes immeubles, bien conservés et visiblement bien entretenus comme cet hôtel.

Mais aussi de belles façades art déco et des constructions délabrées, à vendre, mais pour quel acheteur ?

Un peu plus loin nous admirons la façade de la cathédrale du Sacré-Cœur, transformée en bibliothèque dans les années 80.

A deux pas, sur la place du 1er novembre, trône l’hôtel de ville d’Oran, construit au début des années 1900, qualifié par Albert Camus de « mairie prétentieuse ».

Et sur un autre côté de la place le théâtre dont la façade s’orne d’un balcon à colonnade que surmontent deux petits dômes en forme de clocheton. Le visuel est plutôt agréable.

Nous terminons la journée en grimpant au fort de Santa Cruz pour admirer la vue de la baie dans la brume du jour, ce qui n’est pas si mal quand même.

Un peu en dessous s’accroche la chapelle de Santa Cruz construite en 1850 après une épidémie de choléra en 1849 qui avait fait plusieurs centaines de victimes. Elle est dédiée à la Vierge (Notre-Dame du Salut).

C’est là qu’ont été béatifiés le 8 décembre 2018 les dix-neuf religieux catholiques, dont les sept moines de Tibhirine assassinés en Algérie durant la « décennie noire » de la guerre civile.
Une dernière promenade nocturne sur le front de mer pour dire au-revoir à Oran et à l’Algérie.
