Qu’on vienne pour la première fois ou qu’on y revienne, une observation s’impose: Santiago est bien plus qu’un monument de pierres. C’est un monument de spiritualité, d’histoire, de culture et de fraternité. Depuis plus de douze siècles des millions de pèlerins ont convergé vers ce lieu,

portant sur leur dos ce qui pèse, dans leur vie ou dans celle des autres pour le compte de qui ils font le pèlerinage, pour le déposer dans les bras de l’apôtre. Cette situation est probablement unique au monde. En 1984 le Conseil de l’Europe a reconnu le chemin comme « un bien culturel commun de l’Europe ». En 1993 le Camino francés est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Même au début de ce mois de décembre les pèlerins arrivent, en petit nombre certes, deux ou trois dizaines, et sont présents à la messe des pèlerins. Comme il est de tradition, au début de la messe, le célébrant a cité les marcheurs présents. Nous avons compris que quatre groupes étaient présents aujourd’hui, sans savoir d’où ils venaient. La cathédrale était pleine mais les allées vides contrairement aux jours d’affluence des grandes arrivées: tous les marcheurs s’y installent à même le sol. Nous avons vécu une grande ferveur dans la cathédrale.
Auparavant nous avons mis à profit la matinée libre pour nous rendre au mirador du jardin d’Alameda pour cette vue d’ensemble magnifique sur la cathédrale et les édifices voisins. Le premier plan est pas mal également.

Pour Clotilde cette visite était la première, marquante. Elle se dit que, plus tard, elle reviendrait bien marcher vers Saint Jacques quelques dizaines des derniers kilomètres du chemin. Pour nous, dans deux jours à notre retour d’Oviedo, ce sera notre dernière visite à Saint Jacques. Nous envisageons de marcher les deux ou trois derniers kilomètres du chemin. Passage de témoin entre générations ?

Post-scriptum hors sujet. Nous retour fait le retour à Oviedo dans un superbe autobus hyper confortable. Une découverte de plus !
