En août 1970 j’avais choisi de faire un stage facultatif à l’international, après ma troisième année d’Icam. Le sort me désigna, au cœur de la Serbie, un laminoir de cuivre qui fonctionne toujours. Je viens d’en retrouver une photo récente.

Comme on prend prétexte d’une visite à une petite fille étudiante pour découvrir son cadre de vie, ce stage me servit d’alibi pour visiter la région. A Sofia en train, puis de là en autobus vers Skopje, et encore en autobus vers Ohrid, tout cela avant de rejoindre la Serbie.
Comme pour chacune de mes escapades chaque étape donna lieu à un chapitre dans mon carnet de voyage. L’habitude était déjà là. Les moyens n’avaient rien à voir avec ceux que nous connaissons aujourd’hui. Les photos étaient en noir et blanc. On était rarement sur les photos car à cette époque on n’avait pas le bras assez long et on manquait de retardateur de prise de vue. Mais les angles de prises de vue n’ont pas changé.
Ainsi ces deux photos de l’église Saint Sophie d’Ohrid que 53 ans séparent.


Ou encore celle-ci de l’église Saint Jean de Kaneo, cadrage incontournable à travers les ans.


Mon carnet de voyage, pompeusement intitulé « Les portes de l’Orient », était un simple classeur d’étudiant.

Le texte tapé à la machine à écrire exigeait un peu d’attention car s’emmêler les crayons, si j’ose dire, entre deux touches créait une situation irréversible et un sentiment certain de loupé difficile à corriger.

Bien sûr la petite jetée n’est plus aujourd’hui fréquentée par les pêcheurs à la ligne…
