Les villages de l’intérieur

Déception au réveil : quelques nuages et quelques gouttes d’eau. Mais avant qu’on ait pu le dire c’est déjà arrêté!

Nous débutons cette journée consacrée aux villages de l’intérieur par une descente au port d’Athinios, là où arrive les ferries. « Descente » est le bon mot, car la route dégringole en une dizaine de lacets de quelques 200 mètres, mais la conduite est aisée car la route est large et les virages bien dessinés.

Du port la vue est splendide sur la caldeira et les falaises.

La tournée des villages commence à Megalachori véritable petit écrin de ruelles et d’églises. L’une d’entre elle a tout simplement installé son clocher en arcade au-dessus de la rue principale.

C’est un vrai plaisir de déambuler dans le village et un plaisir pour les yeux car tout est d’une propreté exemplaire. Cerise sur le gâteau, il y a peu de touristes en dehors d’un groupe d’asiatiques qui débarquent quand nous partons vers notre étape suivante.

Ce sera Pyrgos, réputé pour être un des plus beaux villages de l’île. Par des ruelles qui tortillent on progresse vers la citadelle qui domine au sommet et d’où la vue est très étendue car Pyrgos est construit sur une colline. Comme toujours c’est une symphonie de couleurs en bleu et blanc, en ombres et en lumières. Mais Pyrgos figure sur les programmes de tours-opérateurs et on ne peut pas dire que ce soit très paisible. Y stationner n’est pas une mince affaire. Nous apprécions le village plus pour le site général que pour le plaisir d’y flâner.

Comme l’heure du pique-nique arrive on se trouve un endroit idéal : le banc de pierre du parvis d’une toute petite église dédiée à St Marc, sur le route du monastère du prophète Elias. L’endroit est génial : grand soleil et climatisation par le vent marin du sud.

Notre troisième village c’est Emporio. Franchement on se savait pas que cela pouvait exister et pourtant on l’a vu! D’abord on commence par une pause café frappé, spécialité de l’aubergiste en face de l’église principale. Le bistrotier est à lui seul un véritable folklore ambulant qui assure un service impeccable avec des onctuosités souriantes et des ustensiles d’un autre temps qui sont un vrai régal.

Après une pause pareille on est en pleine forme pour découvrir la vieille ville, c’est à dire monter au sommet de la citadelle.

On découvre alors un labyrinthe de ruelles sinueuses et étroites d’où on accède aux maisons par des escaliers improbables dont on se demande comment ils ont vu passer armoires et frigidaires…

Ici certains murs sont ocre clair ce qui apporte une tonalité particulière vue nulle part ailleurs.

On n’en finit pas de se délecter de ces couleurs et de ces ombres mises en valeur par un ciel merveilleusement bleu.

Les cartes postales ne sont pas loin. Ou plutôt si : les cartes postales sont bien loin de restituer ce que nous voyons.

Il faut se résoudre à poursuivre, fouler le bord de mer avec ses plages de sable noir – nous sommes en pays de volcans – et revenir au phare d’Akrotiri juste à temps pour voir le soleil se coucher en pleine mer cette fois.

 

 

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